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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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31 octobre 2012 : Je vomirai chaque parcelle de diable qui me constitue.

Tellement répugnant. Tellement ignoble, tellement immonde, à vomir. Je régurgite toutes ces vérités sur le monde, je vomis cette sensation d’impuissance, de dégoût profond en pensant à cette espèce animal tellement abjecte. Vils humains, je vous hais, vous et votre envie de dominer, jusque vos propres amis, jusque votre propre famille. Où est l’humanité ? Où est cette moralité dont vous êtes si fière ? Quelle est cette condescendance infecte qui vous caractérise depuis des siècles ? Pourquoi tant de haine et de mépris ? Pourquoi tant de projets mis à bas pour toujours plus écraser l’autre, par pur plaisir ? Je vous déteste. Je ne veux absolument pas me faire bouffer par le système. Je veux m’émanciper, toujours plus recouvrer ma liberté, mon indépendance qui me revient de droit. Un dilemme me prend à la gorge, entre profiter de ma vie comme je le souhaite, ou essayer de changer, de modifier, d’améliorer la situation, en ajoutant ma touche personnelle. Je ne veux pas d’une petite action, je vois plus grand, plus haut, plus fort, pour enfin plus d’égalité, de bonheur pour tous. Pour enlever cette raclure étouffante qui nous manipule tous, qui se joue de nous à chaque seconde qui passe. Un sentiment de dégoût, un sentiment de vouloir repousser au plus loin cette société de pantins qui se complait dans la médiocrité. Société de consommation, société de bêtes enivrées par de fausses saveurs indigestes. La vie est trop courte pour se poser toutes ces questions, et pourtant je suis tiraillée entre l’envie d’améliorer la vie des tous, et l’envie de vivre ma vie pleinement. A quoi bon se battre pour des gens qui n’en valent pas la peine ? Alors que d’autres le feront pour moi, en vain ? Je ne veux plus de mon optimisme aveuglant, laissez-moi profiter, grandir dans l’ignorance d’un monde d’immondices, sourire en pensant aux oiseaux et aux arcs-en-ciel. Mais surtout, abandonnez-moi à ma liberté, pour ne pas me laisser enfermer par le système. Je ne le supporterai pas. Pantins de bois, adieu, je ne serais pas une marionnette. Mon choix est fait, je ne serais pas un mouton boiteux et haletant. Je laisse ça aux autres, pour les corrompus et les idiots. Je ne serais pas des leurs. « J’veux m’en aller, j’veux pas crever dans cette déshumanité. » Comptez sur moi, je partirai, dans un voyage des plus long, intérieur et enrichissant, à travers ce monde d’immondices.

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L
pluies d'automne, marmotte, pluies d'automne: c'est donc l'automne, compte tenu des ruisseaux, courants d'eaux et rivières<br /> tu baisses un peu plus les yeux, toute tremblante encore d'un rêve sous-jacent - pas un cheveu ne bouge derrière ce qui s'écroule<br /> plus rien alors que l'idée d'une immanence tirant à soi le gris, d'une vacance délibérée...<br /> il pleut sur Dauville, il pleut même sur la mer au large de Dauville. il pleut à l'intérieur des terres je te préviens,<br /> au cas où se résoudrait d'un coup la panne d'être, se dégonflerait incrédule, petiote,<br /> l'outre de vos crépuscules.<br /> (PS:je ne sais pas pourquoi depuis ce matin je suis dans une euphorie jaune...)
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F
Après la pluie, le beau temps, et le cycle continue sans cesse. Il n'y a pas de mauvais temps, il y a : le temps. Simplement cette continuité sans fin, jusqu'à destruction du faux, puis - très lent renouvellement de l'innocent. <br /> Est-ce qu'on aura un jour fini d'évoluer ? L'apprentissage n'existe pas. Le destin entre en jeu parce qu'on ne le sait pas. Inodore, impalpable, grandiose matière en mouvement. <br /> Tu voyages ? Tu as fait des rencontres qui t'ont marqué ? L'année prochaine je pars un an, à la découverte du monde. Enfin, j'espère. <br /> Les meilleurs récits sont ceux qui parlent du voyage, le mouvement étant indispensable à la survie. Ca éveille la conscience, ça permet de rester en contact avec la Terre, à chaque instant. <br /> J'ai envie d'être sage. Pas toi ?<br /> Bonne route Léo, si tel est bien ton prénom..
L
aucune offense évidement -ma remarque ne te visait pas et nous pouvons parler de n'importe quoi, je n'ai juste pas envie qu'un tiers quelconque que je ne connais pas sache ceci ou cela de moi... en tout cas tes visites me font plaisir - quant à l'évasion, il y a sans doute plus tropical...
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L
juste au moment où j'allais écrire ce mot je vois tout ça et je reste coi...alors évidement je me sens ridicule, parce que tu es toujours essentielle...<br /> où es tu lillipuce? et moi je suis où? ( un sourire large comme une caravane en disant cela ( j'ai toujours rêvé d'avoir une caravane...)<br /> tu sais que je suis là maintenant? : lionelcouturier.ek.la et moi je sais que tu es et ça va bien....
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F
Désolée, c'était une simple question de curiosité, je ne voulais pas t'offenser en quoi que ce soit ! Ce n'est pas parce que mon esprit semble désabusé que tout ce que je dis va en ce sens. Enfin, peut-être que j'ai mal compris ta réponse, mais je n'ai envers vous aucun ressentiment. <br /> Et cependant cela me plairait de trouver une escapade au fameux trio : &quot;métro boulot dodo&quot; mais si il le faut vraiment je l'accepterai le mieux possible. <br /> Je suis contente de te retrouver ainsi, tes textes me permettent l'évasion un instant.. A bientot !
F
Je suis venue sur ton blog pour constater que tu l'avais supprimé, merci de me donner de tes nouvelles, je ne me sens pas au mieux en ce moment, alors j'essaye d'appréhender la réalité comme si elle ne présentait aucune difficulté. Sage illusion, douce illusion..<br /> Peut-être que la réponse n'est pas si loin que cela finalement, entre deux pensées corrosives ...
L
merci encore des mots laissés là sur mon banc, de tes questions cinglantes et de l'air vif du matin (je me lève aux aurores). Tu n'as aucune raison de complexer,franchement. d'ailleurs j'aurais trop honte de te faire lire ce que j'écrivais à 20 ans. j'aurais trop aimé alors écrire comme toi, sur un miroir si fidèle à mon désarroi. j'écris pour conjurer l'absence, invoquer ce qui n'est pas, le (r)appeler à l'être. écrire (ou tout autre chose) entretient le feu de ces rares moments où la vie s'éveille à elle-même. on finit par aimer ses blessures comme les manifestations de son intimité la plus sacrée. écrire(ou tout autre chose) cultive les blessures et ainsi préserve le lien avec notre intimité la plus sacrée. écrire creuse au vif de la vie, nous plonge au cœur de notre plus authentique expérience d'être. qu'importe la valeur ou la qualité de ce qu'on écrit : je suis source, et de moi-même je découle à travers ce qui est à la fois le plus intime et le plus universel: le verbe (ou tout autre chose). Je n'ai pas à me conformer à une vérité, réduire ma vie à un sens unique - je veux vibrer de toutes mes voix, fussent-elles contradictoires, désaccordées ou même fausses... Traite moi donc en égal. toute idée de hiérarchie m'est insupportable et elle s'infiltre partout - toute une dune dans les baskettes. mais vois-tu le panier est percé, le réel fuit à travers les mailles de notre soif de possession, de maitrise et de domination. les symboles penchent de côté, bercés d'ambivalence, vacillant d'ambiguité. il faudrait conclure par quelque chose d'extraordinaire, le réel tout cru, le chant d'un home trop ivre ou trop heureux pour jamais rentrer chez lui... Quant à vivre sans travailler rien de plus simple : il suffit de trouver un trésor dans son jardin et voilà (ne pas creuser profond)...<br /> A tes amours, fulfille. prends garde aux coups de soleil, de vent ou de lune. enfin...envole-toi haut quand-même. allez, plus haut encore
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L
je ne sais pas. je me sens toujours mal à l'aise avec vous. en fait la sensation trop forte d'être un poids pour vous, une inconséquence..le fait que malgré cela je n'ai pas disparu de votre vie tient à ce que je pensais que peu à peu la confiance s'installerait, et que cela en valait la peine - qu'il valait la peine de patienter comme le renard et le petit prince(qui est dans le rôle de qui là je l'ignore), de tester, d'amadouer, mu par la sympathie que vous m'inspiriez. le fait que nous soyons si loin en tout l'un de l'autre me semblait une chance de dépasser ce auquel la proximité trop souvent se heurte. vous avez sans doute d'autres choses à faire dans votre vie et c'est ce que je reproche à ceux qui ont quelque chose à faire dans leur vie : leur indisponibilité - à l'autre, à soi, à une vérité, à l'absolu, au rien, au temps qui passe...<br /> ne pas vous lire m'incommode. je vis très isolé, en pleine campagne (qui est à la nature ce que le chien est au loup. un jour je vis un loup à 20 mètres au-dessus de moi, à l'aube. c'est si fort. je l'ai vu quelques fois dans mes rêves et c'est ainsi que la mort me parle...). je vis donc avec mon épouse (tape camille couturier peintre) et mon fils de 12 ans. je ne sors que pour aller voir mon ami-voisin tchèque pour de temps en temps me saouler radicalement la gueule, rire, pleurer, danser, chanter. je ne travaille pas. je n'ai jamais travaillé. je hais le travail. je ne supporte pas d'avoir l'esprit entravé, occupé, collé à quoi que ce soit. il me le faut libre, errant, happé. je ne peux vivre autrement. j'écris beaucoup. le soir je bois et j'écris. des blogs je n'écris qu'à vous. parce que la foi et le dégoût qui vous anime me sont familiers, ainsi que l'exigence et la honte.<br /> je dis tout ça comme pour aboutir à une conclusion mais je ne conclus rien. je dis tout ça pour me dire. mais ne me mentez pas je vous prie, même si cela doit vous coûter en dignité. renvoyez-moi si je ne vous sers à rien. aucun rapport qui ne contienne de vérité ne m'intéresse. j'ai toujours vu de la vérité en vous. ainsi êtes-vous digne à mes yeux de fidélité. je ne voudrais cependant pas peser d'un cheveu sur votre ennui, mamzel mélanie... vous est-il assez clair maintenant que vos paroles m'importent et qu'il m'importe de ne pas être rien à qui me dis tu, vous, ou n'importe quoi...<br /> mon affection. léo
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F
Pourras-tu excuser mon absence, je l'espère .. Je n'ose répondre tout à fait à vos messages, votre style m'impressionne et j'ai souvent peur de répondre à côté, d'une façon maladroite et sans intérêt .. Enfin bref, c'est vrai qu'en ce moment je ne prends plus vraiment le temps de tenir mon blog, vous envoyez le nouveau lien ne rassasiera pas votre soif de me lire, il n'y a en effet que quelques articles datant du mois d'avril ou du mois de mai.. je le ferai tout de même, si l'envie vous prend d'y passer une soirée ! En fait, j'écris pour mon plaisir, pour me détendre, me vider l'esprit quand l'oppression se fait sentir en mon coeur. Cependant, je commençais à me dire que l'écriture pesait plus sur ma douleur parce que celle-ci me rappelait sans cesse mon mal-être. L'arrêt de cet acte signifiait donc pour moi la délivrance, l'oubli du non-sens et des réflexions inutiles. J'ai voulu apprendre à vivre, dans la réalité, sans les mots. Et cela a pu aboutir grâce au retour de mon ami de coeur (il est saisonnier, parti tout l'hiver, et depuis peu entré dans ma vie). Tout cela pour expliquer mon absence : l'inefficacité des textes sur mon moral, l'envie de profiter en oubliant ce qui se passe dans ma tête. <br /> Par ailleurs, de nombreuses réflexions ont pu mûrir pendant cette période, et je me disais qu'il faudrait bien un jour que je les mette par écrit pour ne pas les oublier. Ceci étant le premier but de mes textes, voir l'évolution de mes pensées et de mon caractère, tout en essayant de me comprendre. Mais quand la sensation de tourner en rond a commencé à se faire sentir, il m'a fallu prendre du recul sur cette passion. Je ne sais pas quand je reprendrai, tôt ou tard cela arrivera, je ne peux prévoir quand ni comment. <br /> Mais une chose est sûre, quand cela arrivera, tu seras le premier et le seul informer. La réflexion sur le travail que vous avez amorcer dans ce dernier commentaire amène à y réfléchir plus amplement. Que faire de sa vie si on ne travaille pas, comment êtes-vous parvenu à ne pas travailler ? Tout cela m'intrigue, et me donne envie. Mais cependant vous ne semblez pas prendre plaisir à vivre. Et ce paradoxe, cette dualité fait presque peur... Et fait émerger la véritable question de l'existence : comment faire pour être heureux..<br /> Profite bien du soleil Monsieur Léo, et n'oublie pas de sourire lorsque le vent rafraichira ton visage.