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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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09 avril 2018 : Mélange éphémère, conséquence éternelle.

Il était las chemin faisant, il avait peur de la perte. Il avait tellement peur qu'il n'hésitait pas à se sacrifier. Il n'oser plus rien faire et restait là les yeux oublieux de tout souci de compromis. Elle était là assise par terre, elle rêvait de toucher le ciel. Faussement stable, elle volait déjà au dessus des étoiles de la destinée. Insouciante de toute peine, elle vivait pour elle et ses sensations d’extrême liberté et de beauté infinie ne la lassaient jamais. Elle nageait entre deux eaux, suivant les appels de la forêt intérieure. Maintenant, ils étaient tristes. Pour des raisons différentes, mais ils se savaient tristes. Car ils savaient tout l'un de l'autre, depuis le temps qui les avait séparés. Il voulait tout et perdait peu pour cela, pensant que c'était déjà bien assez. Il sacrifiait le moins utile d'elle-même. Tu ne pouvais leur en vouloir, d'être si pareillement différent. Elle était île, pour ne pas chavirer: Il était aile, pour se sentir respirer. Jamais le destin ne les réunira plus, comme ce mariage impossible leur avait fait comprendre. Comme cette faille dans l'espace où tu te sens attirer vers ce delà les frontières du visible. Comme si la quatrième dimension restait présente, et que seul le lieu se flouter le temps d'un arc-en-ciel.

J'ai pas inventé de nouveau mot pour parler de cette cinquième dimension atteignable via un sixième sens. Mais c'était pas loin. C'était presque comme si on touchait à une nouvelle réalité, à un nouveau concept proche de la télépathie ou de la téléportation. Le genre de chose qu'on ne voit qu'au cinéma, à travers les yeux de l'écran. Puis la réalité a refait surface, on s'était oublié dans les pensées l'une de l'autre, mélangeant les concepts abstraits et flous qu'on arrivait tout de même à comprendre. J'ai pas cherché plus loin, on l'avait presque déjà vécu. J'aurais aimé te croire plus vaillant pour laisser l'intuition guidait tes énergies. Pour cela, il faut s'ouvrir. C'est peut-être trop tôt, c'est peut-être faussement réalisable. C'est peut-être impossible. Mais tant qu'on y croira pas, on ne pourra le vivre. On ne pourra revivre. J'ai eu besoin de m'éloigner pour comprendre que le temps n'est qu'une question de perspective. J'aurais besoin de me rapprocher pour voir la futilité des jours redevenir poussière. 

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