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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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Qu'est-ce qu'on attend? Toujours le changement.

Sans jamais le provoquer, on voudrait que tout change d'un regard extérieur. Réfractaire à la lumière, assez guerrier pour faire le bond en premier. Assez sot pour y croire. En vain. Mais l'eau se transforme et l'espoir d'un changement perdure. Jamais ne le provoque pour autant. Il n'y a pas non plus de regard, car tout est si loin. On peut juste y penser. Et ne rien faire. Y penser en vain. On vit dans l'espoir de. On vit à moitié. Le coeur tourné vers le pas. C'est l'esprit logique s'imaginant là, venir. Mais rien ne vient car on ne provoque rien mise à part l'attente et la passivité actionnelle. Tandis que l'émotionnel ébulle pour rien. En vin. Entraîner par les pensées si abstraitement réelles. J'attends. De tes nouvelles. Un signe de vie. Une raison de vivre. Une raison d'y croire. Juste un vrai weekend ou une vraie déraison. Une saison prochaine. Un futur passé. Ou le souffle du vent dans tes cheveux sous ton bonnet. Ou des conclusions, des arguments pour mais aucun contre. Des acquiescement de temps, d'autopersuasion. Mon propre retour, une arrivée soudaine ou passagère. Celui d'un jamais et d'un toujours. Un instinct fictif. Un moment éphémère. Une seconde ou une éternité. Je tends vers l'élasticité, quand la lassitude d'être flexible, dérangeante et adaptable commence à s'émousser. Tendue d'attendre rien et tout. Toi ou lui, elle ou vous. Un fantôme et le contraire d'une idée, le néant d'une minute, l'espace dans le temps, la croisée des mondes souterrains. Je t'attends. Ici ou là-bas, partout et nul part, les cris où l'eau râle. Un appel télépathique où l'oubli total est permanent. C'est long un an, surtout quand ça commence. Je suis peut être partie trop vite. Ou trop tôt.

Qui sait la culpabilité qu'on a de pas être heureux de notre chance. Et qui sait si un jour on retrouvera la félicité des années vingt et deux. Peut-être qu'un jour on deviendra assez sage pour ne plus comparer. Et assez fou pour arrêter de croire aux cycles de trois ans. Seule l'année prochaine pourra le prédire. A l'avance, ou en retard. A posteriori ou a contrario. Seul le futur prédira le passé. Ma vie n'est pas ici. Ça se sent. Ça se ressent dans chaque pore de mon cœur. Il y a une cloche et quelque chose qui sonne dans ma tête. Un genre de glas qui glace les artères malgré la chaleur. On passe la scène en boucle mais rien à faire, on revient toujours au même point de départ. Il faudra bien en tirer du positif au superficiel. Il faudra bien continuer de penser à ceux que l'on veut aider, tous ces gens délaissés, abandonnés, qui ne représentent pourtant rien de l'humanité. Il faudra bien supporter les inconvénients pour construire du concret. Penser aux autres, à autrui, à la mer qu'ils traversent ou traverseront, aux visages burinés de fatigue, aux lieux sales où ils sont accueillis, ou même jetés, et rejetés. Vivre pour soi en vivant pour la justice. Ou contre l'injustice. Digression des sentiments car la volonté est intacte. Intégrité guide les pas du temps. Je serai un combattant de l'ombre, ou ne serai pas. Une goutte fumante, et un terrain ensoleillé de vent. Tous les éléments de ma vie se mettent en place. On construira quelque chose d'élement terre. On trouvera notre équilibre, tu verras. 

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