« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Parce qu'on a qu'une vie, la torture de savoir qu'il va falloir choisir une voie unique est insupportable. Oui la route est permanente, le chemin ineffaçable, la direction à sens unique... Et si tout se passait mal ? L'homme est faillible par nature, cette peur de ne pas mener ma vie de la meilleure façon possible me tourmente. Et pourtant je sais d'avance que rien ne se passera comme prévu, puisque que tout est fondamentalement dans l'erreur. Et demain il s’agit de grandir encore. Cette convention, cette institutionnalisation de tout fait anodin est une aberration. Pourquoi choisir de grandir tel jour, subitement ? Ce n’est qu’un prétexte, un protocole formaté par la société, une mœurs inscrite depuis longtemps dans nos têtes. Tout ceci est pure création de l’homme pour l’homme, dans le but de ne pas se perdre, de se sentir en sécurité, encadré par des mesures simples et semblant anodines. On n’a pas 19 ans parce qu’on le décide, on a 19 ans parce que le calendrier actuel, fondé sur les fêtes religieuses, sur la rotation de la terre, sur des normes physiques instaurés, avec des arguments scientifiquement prouvés, le dit. Ainsi une envie me prend à la gorge, l’envie d’oublier ces conventions, ces protocoles, ces brevets. Pourquoi ne pas être resté ignorant de tout ? Et dès lors les armes surdéveloppées n’existeraient pas, le progrès non plus… Rien n’est pire que de savoir que l’homme entraine le malheur par le progrès. C’est un véritable cercle vicieux. Malheureusement, la nature humaine est faillible, l’homme vit dans des erreurs perpétuelles. A chaque progrès fait une conséquence encore plus grave apparait. C’est le concept même qui pousse l’homme à chercher de nouveau, pour améliorer ce qu’il a crée de mal. Améliorer la souffrance, voila à quoi sert l’intelligence : faire du pire quelque chose de moins pire, en apportant parfois encore pire. Que de pessimisme. Plus j’en apprends, plus je me rends compte que l’homme est mauvais par nature, à croire qu’il est plus facile de détruire que de sauvegarder. C’est cela même. Mais pourquoi ? Trouble permanent, mal de vivre, dans ce monde atemporel, abonheur, arêverie. Je n’oublierai pas qui je suis, d’où je viens, et pourquoi je vais où je vais. Ces chansons me le rappelleront toujours. Je ne veux surtout pas me perdre en chemin, me corrompre, rompre les liens qui me lient à la lucidité, à la conscience, à la morale, à la vertu. Ne pas perdre mes valeurs, parce que ce ne sont pas de simples leurres. Elles me constituent, elles font de moi ce que je suis.