« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Cycle descendant, qui accumule toute la tristesse d'une année de trop plein de joie. Sentiment d'abandon total, mais je n'arrive pas à m'abandonner. Intolérable solitude d'être. J'ai tout perdu, et pourtant j'ai encore tout. Sauf la liberté. Inertie fait son travail de destruction interne. Aucune nouveauté, juste des pertes. Ces pensées autodestructrices d'avoir vécu tellement mieux. Noir, noire de vide, Oubli, ennui, vomi. Ce n'est pas un rêve, et le rêve décrit si bien la réalité. Un rayon laser qui vient détruire la terre, à travers lequel je slalome, que j'évite tant bien que mal, qui me poursuit de cette peur. Cauchemar sur cauchemar, délaissement total. La dépression toque à la porte et c'est le ventre qui en pâtit. Abandon, solitude, ennui. Le triptyque de ma vie. Pensées morbides qui me poussent à faire n'importe quoi. Une semaine qui me paraît interminable, une bonne semaine de merde, les conséquences inattendues d'actes imprévisibles. L'impulsivité me tuera, je suis déjà morte de rester là. Abandon, solitude, ennui. Les pensées néfastes se succèdent, tout va mal à l'intérieur, tout n'est que décrépitude, abandon, solitude, ennui. J'ai tout perdu, et pourtant j'ai tout. La déception mêlée à la tristesse, la colère, la pitié. J'ai tout perdu en te perdant. Ma raison d'être, mon pilier, mon bâton du berger, mon étoile dans le ciel, le soleil éternel. J'ai perdu cette paix intérieure, cette chaleur personnelle. En déperdition, ressemblance composte, puanteur du vide, du rien, du néant. Plus aucune raison de tenir, tout pour abandonner, s'échapper, bouger. Créer du mouvement, de l'émerveillement dans mon coeur. Vivre pour moi, mais je ne peux pas. Abandon, solitude, ennui. Continuer, tenir, tenir, rien lâcher, pour un but flou et incertain. Tenir quand même, puis partir, tout laisser derrière, se reconstruire après avoir contemplé les ruines des monuments. Partir le plus loin possible. Je suis la solitaire.