« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Comment expliquer tous ces rêves récemment ? Au moins une apparition fantasmatique à chaque fois. Au moins une pensée tournée vers l'inconcevable. Il va falloir se lancer à un moment ou un autre. Les images sont de plus en plus fréquentes, rapprochées, réelles. Regarde-moi et je tombe dans l'eau profonde de ton miroir. Pâle reflet de qui je suis, avec ses contradictions et ses peurs, ses envies et ses retenues cachées. Je te comprends sans même t'avoir jamais vraiment parlé, par manque de vocabulaire commun. Le pouvoir des gestes et des regards face à l'impuissance de la communication langagière. Quand la barrière de la langue tombe finalement en un regard. Je lis des choses dans cette attitude dualiste... qui me plaisent, me font douter, et m'enivrent.
Et puis, il y a le jugement qui revient, la critique de la tentative, la crainte de la différence, la folie de la passivité, la croyance fausse d'un mouvement impossible. Je ne te demanderai pas grand chose de plus que de fermer ta bouche. Je n'ai pas besoin de conseils, ni encore moins le rappel de ces vérités absolues qui sautent aux yeux. Je déteste les idiots, et encore plus que l'on me prenne pour l'un d'entre vous.
L'intolérance de la bêtise me perdra. Tout comme cette volonté de faire ouvrir les yeux à des perdues d'avance. On ne force pas le changement; et la frustration ne résout pas l'état critique de rage intérieure. Elle l’amplifiera plutôt, le transformera en poison acide. Cultive l'amour, par le développement d'une paix intérieure bien plus supérieure que les plus hauts buildings, bien plus rentable que l'investissement, bien plus vivante que l'arbre de vie, bien plus brillante que le soleil lui-même. J'irai par tous les âges, cultivé ma fleur intérieure.