« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Et ça tourne en boucle, ça se retourne, ça fait se sentir mal, ça fait se sentir bête, ça fait regretter des choses sans importance, ça entraîne dans une déprime irrévérente, ça fout le blouse, le cafard, la carafe qui déborde de doutes inutiles. C'est désagréable, énervant, sans intérêt, mais ça tourne, ça se retourne, ça continue toujours malgré cette envie de vie, de silence, d'apaisement. Le moindre événement perturbant, et c'est tout un monde d'angoisse qui se crée autour, des images déraisonnées, qui n'ont pas lieu d'être, aucune joie, de la peur. Je ne sais pas aimer. Je ne peux pas ressentir sincèrement quelque chose sans avoir peur du regard de l'autre. Et ça tourne, ça se retourne, ça se répète, ironiquement, magiquement. La journée de la chance s'est finie en queue de poisson, parce que ça a finit par retourner tout mon coeur, ça retourne tout, et ça fait mal à la tête. C'est pourtant simple, et tout se complique, se complexifie, de manière malsaine. Pourquoi ? C'est quoi la raison de ces aimants qui s'attirent mais se repoussent en même temps ? Je m'en veux, j'aurais dû faire tellement plus, agir autrement, faire quelque chose de senser, me réjouir, arrêter de sourire bêtement, béatement, accroître ma fréquence vibratoire, et vivre là, maintenant, dans l'instant présent, et en profiter, clairement, sans retenu, sans pression, sans émotion d'angoisse. Incontrôlable, des frissons ressentis dans tout le corps, pourquoi, d'où, quoi, qu'est-ce, éternelles questions sans réponse. Ce ne peut être lié à une émotion négative, on se sentirait tellement bien qu'on en ressentirait une boule à la gorge ? C'est débile, cette nature humaine si fragile, qui tombe sous l'emprise d'éléments chimiques purement et simplement sécrétés et générés par elle-même. On est notre propre fantôme, la nuisance intérieure, interne, créer de toute pièce, sans aucun but précis que celui de nous compliquer la vie. Cette façon d'être si simplement au monde, respirer, manger, boire, dormir. Besoins primaires qui ne cessent de se multiplier avec l'âge. Paysage, sagesse infantile, soif de simplicité, dans un monde où tout va trop vite. Et ça tourne, dans ma tête, comme une girouette, devenant le maître de ces marionnettes imaginaires. Fiction d'émotions illusoires. Grandis un peu, mûris, laisse faire le monde, et la nature te rendra le service que tu lui dois. J'ai besoin de me simplifier la vie, de façon claire et pérenne. C'est en voyant le bien partout qu'on finit par en oublier sa face cachée.