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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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4 novembre 2013 : Un cheval, des chevaux. Une rencontre, des expériences.

J'ai envie d'être avec toi. Tu m'as tellement apaisé. Ah non, je ne devrais pas, le texte sur toi arrive. Ce jour le plus béni de la terre. Amen.. Et j'ose même pas t'en parler. Pcq j'aurais peur que tu crois que je me plains, quand ce n'est juste que pour t'informer du bonheur prodigué pendant ce cours instant. Ca va trop vite pour moi, tout ça. C'est toujours le même schéma. C'est toujours la déception au bout. Même si c'est sous une forme différente. Et réfléchir trop à sa vie, c'est vraiment gaspillé son temps. Transforme cette sensation en haine. Pour te sauver de la déception sans laisser de morceaux se disloquer devant tes yeux. Puis transforme cette haine en volonté. Ne te laisse pas engourdir par des réflexions inutiles. Les mots ne suffiront jamais assez. Cette peur lorsque quelqu'un m'échappe me fait prendre conscience de son importance. J'ai peur que tu trouves que je fasse pitié. Voila la vérité. Et là c'est trop ce que je suis en train de ressentir, comme lorsque tu es arrivé samedi soir. Tu m'impressionnes, parce que j'ai besoin de te plaire. Parce que tu me plais. C'est vraiment horrible cette bassesse. Pouah, je me dégoûte. Je déteste que quelqu'un me dise ce que je viens de te dire. C'est certainement ce que l'on doit dire quand on est un toutou soumis ? Nan quand même pas, je sais pas pourquoi. Mais voilà, c'est fait. J'ai trop l'impression que tu pourrais me la faire à l'envers. Tu lui ressembles. Tu sais que c'est pas possible. Et pourtant tu me réponds. Mais pour combien de temps ? Tu vas finir par me laisser, me trouvant sans intérêt. Tu n'y penses déjà plus. C'est tellement facile de se détacher quand on doit partir. Tu ne me feras pas croire que tu n'es pas un beau parleur. Et moi je ne me laisserai pas duper. Je sais que tu fais ça pour toi. Et pas parce que c'est moi, ou si, parce que c'est un peu moi, parce que je suis cool. Je le sais. Mais je ne sais pas pourquoi c'est mal de penser comme ça. Tu ne te sers pas de moi pour autant. Je ne comprends pas. Toi même tu ne sais pas que tu vas bien vite me trouver banale. Il ne faut pas dire que quelqu'un est cool quand on ne le connaît pas. Tu vas très vite t'habituer à être loin. Et moi je vais de même me faire à l'idée. Il faut tout anticiper, même le pire, même le faux, tant qu'on y gagne toujours à la fin. Le tout est d'éviter la souffrance, par tous les moyens. En quelques heures, je peux me persuader de tout et son contraire, juste pour être sûr de frôler la vérité – aussi fausse soit-elle – celle qui fait le moins mal possible. Alors pourquoi en parler encore. Il n'y a plus rien à dire. Le sujet est épuisé. Clos. Vendu. Rebaptisé souvenir. Et conservé dans une case, faisant partie d'un ensemble plus grand appelé « expériences ».

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