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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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4 novembre 2013 : Désordre intérieur, ressenti de toute part.

Et le monde s'écroule autour de moi. J'ai oublié d'appeler la psychologue. J'aurais tellement dû. J'ai même pas pensé à ça alors que j'ai été dans le mal toute la journée. J'ai pas pensé à ce qu'on me vienne en aide. Ca sert à rien l'aide. Je peux me débrouiller toute seule. Mais non, je ne peux pas. J'ai toujours autant de peine à l'idée de choisir. C'est toujours le soir que ça éclate. Je sors de ma bulle. Je prend une claque parce que ma tête a arrêté de mettre le bouclier. Elle sait qu'elle peut tout relâcher, que c'est bon, elle est seule, et que personne n'aura à être embêtée. Le silence est mauvais. C'est tout ce que j'ai à suggérer. Le silence signifie la fin. La fin. Amère, destructrice, si décevante et prévisible. Je devrais réviser, parce que c'est le plus important, mais pourquoi ça. J'ai juste envie de me pendre. Parce qu'il n'y a rien pour moi ici. Ce sont des mots durs, le jour de ma renaissance. Ou de ma chute dans le trou. J'aime souffrir, me persuader que la vie est pleine de souffrances. Mais pourquoi ça. Je vais appeler la psychologue. Demain j'y pense. Un rdv pour demain soir. Me libérer. De tout. Trop de pensées compliquées viennent se bousculer. C'est tellement désagréable. Et c'est quoi le problème ? Dès que quelqu'un se plaint, il faut qu'il se taise, parce que c'est pas beau d'être pas bien. Moi même je déteste voir les gens se plaindre, parce qu'il y a toujours pire. Toujours. Mais c'est difficile de tenir le poids de sa vie sur ses épaules. Quand la volonté n'arrive plus à suivre depuis bien longtemps. Ou par instant flash. Ca vient, l'optimisme avec. Et ça se désintègre aussi vite qu'une feuille de papier imbibée d'alcool que l'on enflamme. Alors voilà, maintenant même sur mon blog j'ai l'impression de me plaindre. Mais c'est bien ce que je suis en train de faire. A personne. A moi-même. L'aide doit venir de l'intérieur, de moi-même. Mais quand on y arrive pas ? On pleure dans son coin, tordu de déceptions, affligé de questions sans réponse, sans possibilité de mettre la tête hors de l'eau.

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