« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Se fermer hermétiquement à toute remarque. Je ne tomberai pas. Pourquoi faire attention à ce que peuvent penser les gens ? Tu ne les côtoieras véritablement qu’une seule petite année, et encore. Il ne reste déjà plus que 7 petits mois. Leur monde n’est pas le tien. Tu vaux bien mieux que ce qu’ils peuvent dire, ou même que ce qu’ils peuvent penser. Parce qu’ils ne savent pas qui tu es. Ils ont peur, tu es bien plus forte... Fuir la réalité est le seul moyen pour se sentir mieux, c’est ce que font le plus souvent les personnes en mal de vivre. Partir loin, à travers un film, une vidéo, un livre, pour oublier, pour ne pas penser, pour ne pas revenir sur sa vie, tout en sachant que la réalité se ramène toujours à nous, quoique l’on puisse faire, malgré tous les efforts possibles. Mais décider de partir quand même, parce qu’on sait ce moment indispensable pour notre bien-être, parce qu’on a réellement l’impression de se sentir entier, de se sentir vivant, pendant cet unique instant. Une fois le moment d’oubli terminé, la réalité frappe, vicieuse et impromptu, la fatalité approche, celle du malheur qui touche, celle de la dureté de la vie, celle de la tristesse des sentiments. Alors on repart, on disparait à travers les nuages de la fiction, à travers ces sentiers colorés et boisés, dans la plus profonde partie de son esprit, là où personne ne pourra nous trouver, là où personne ne pensera à nous chercher. Vivre dans un monde de fiction momentanément, c’est tellement mieux que de devoir affronter la réalité. Cependant, il est inéluctable de voir le reflet de sa vie se rappelait à nous, lorsque les images tapent dans l’esprit, lorsqu’elles sont aussi nettes que dans un miroir. Alors le sentiment d’impuissance se fait ressentir, et la courbe est courbée. Partir doucement, se retirer au calme, pour le bien de son être, mais être tirer de sa clairière secrète, d’un mouvement brutal et prompt, lié par un sentiment agressif et désinvolte. Et la boucle est bouclée. On peut repartir vivement par peur de la souffrance, et finir par la rencontrer de nouveau. C’est inévitable. La pensée évolue, toujours vers la réalité, à cause des perceptions que l’on a du monde, à cause de nos sens sensitifs, à cause de notre existence en tant qu’être foncièrement pensant.