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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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1er mai 2013 : On se ressemble il me semble, mais on ne s'assemble pas.

Chasser les vieux démons qui airent dans le noir des pensées, et enfin arrêter de se morfondre. Ne plus se laisser hanter par le futur incertain et si terrifiant. Se rendre compte que c'est pour tout le monde pareil, ou plutôt se persuader que l'on est tous dans le même cas. Et puis, arrêter de culpabiliser pour les autres, parce qu'au final on est pas responsable de la vie de tout le monde. Et ces quelques phrases qui me viennent spontanément rendent certainement compte d'un ultime espoir retrouvé au fond du bois, d'un optimisme, tombé au fond du puits, qui remonte enfin l'échelle. Ou certainement le signe de la délivrance que me prodigue la raison de me lever demain matin. C'est fou comme l'humain a besoin d'être guidé pour se sentir vivant. Le moindre détail du futur est étudié chaque jour, à chaque pensée affreuse formulée. Avoir l'impression que la vie stagne en nous doit être la pire sensation ressentie. L'homme a besoin d'un but, de se voir avancer sur le chemin, si épineux soit-il. L'homme a besoin de repaires. Quand tout s'effondre, il doit s'accrocher quelque part, à quelqu'un, à quelque chose, à une raison de continuer le combat. Et moi, je n'ai cessé de penser à vous. Et quand le monde s'est mis à s'écrouler autour de moi, vous m'avez permis de vous rejoindre sur la seule parcelle de terre encore présente, en équilibre, dans l'immense vide de ma vie. Je me suis accrochée à vous tous comme à une bouée, pour ne pas me faire aspirer dans mes abysses. Et je n'ai pas eu besoin de toi, ni de toi, ni de vous. Au final, ma volonté a du être bien forte pour rejoindre le côté de la persévérance. Je n'ai pas eu besoin d'amour, l'amitié m'a suffit. Alors, lorsque l'amour reviendra, je pense être en mesure d'affronter doublement ma vie, et de reconstruire de plus bel mon monde. Parce que si j'ai réussi à tenir grâce à vous, je pourrais faire des miracles en réunissant vraiment toutes les personnes qui me sont chères. Y croire, encore et toujours. Et au final, même si on tombe de plus en plus bas à chaque épreuve, on finit par se relever de plus en plus fort, de plus en plus grand, malgré les plaies ouvertes encore chaudes.

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