« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Des tonnes de paperasses, des tonnes de papiers périmés dans un laps de temps lapidaire. Des tonnes de trucs à penser, tous plus inutiles les uns que les autres. Des trains qui passent et qu'on loupe. D'autres que l'on regarde passer sans oser rien entreprendre. Des routes qui se séparent, s'entrecroisent, se lient puis se divisent. Des regards plein de haines, rempli de peur, pleurant d'amertume, de dégoût, d'envie. Des sourires sans conviction, sans amour, sans pitié. Des sens interdits franchis. Des routes ouvertes oubliées. Des mots de trop, des mots retenus. La peur de perdre. La crainte de grandir. Des personnes croisées, des personnes perdues. Jamais personne gardé. Les cernes sous les yeux fatiguent à leur tour ; d'autres se forment en dessous des premières. Perte de patience. Perte de confiance. Gain de malchance. Chance d'être en vie. Vie dénuée de sens. Bim.