« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
"J’suis sur les ailes de la colombe mais mon équilibre est instable..." Je me sens tombée, constamment, tombée, et retombée. Chaque pas est un exploit, une pression de plus sur ce cœur déjà si lourd. Un mélange émotionnel se déploie en moi, se propage à la vitesse d’un virus, mute et s’endurcit à mesure que mon cœur bat, à mesure que ma respiration s’accentue. Ce nœud dans la gorge, cette sensation troublante de chaleur intérieure, cette intériorisation de mal-être explosif ne peuvent me mettre à genoux. Bien pire, c’est une chose bien moins résistante, bien plus futile, mais tout de même assez maligne qui parvient à me faire perdre mon calme et ma confiance. Dans une rêverie permanente, je me trouve dans un monde d’enchantements et féérique, où seul le mot « bonheur » existe, où toutes les angoisses de la vie ont disparu, où l’adversité ne veut rien dire. Un monde de bisounours enfermé dans un cartel d’angoisse et de peur. Ma tête est un ensemble douteux de substances à la fois euphoriques et désastreuses. Mon être est un assortiment de contradictions permanentes et instables. Ma vie est en constante bascule puisque je peux à tout moment plonger mon esprit entier dans le formol, et finir mal, très mal. Sentir l’angoisse impromptue s’immisçait dans son cœur déjà si troublé. Savoir qu’un retour en arrière ne signifie plus rien, depuis longtemps. C’est cela même grandir, et prendre conscience du combat contre la vie, tellement acide et amère.