« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
On ne peut pas fuir toute sa vie. Je n’ai pas envie de m’expliquer. L’obligation. Cette chose que je fuis sans cesse. Je ne veux pas entendre la vérité. Je préfère regretter, que d’entendre de ta bouche qui je suis vraiment. Non, tu ne me diras que la version corrompue. Tu ne me connais pas, et ce que tu me diras ne sera que le reflet que tu as eu de moi. Il s’agit pour moi de rétablir la vérité. En suis-je vraiment capable ? Il faut que j’apprenne à me faire confiance, sinon je ne pourrais jamais faire confiance en quiconque. Il faut que j’arrive à te faire confiance aussi. Je ne veux pas me dévoiler, ce n’est pas que je ne veux pas être franche. Au contraire, j’aimerais tellement. Mon esprit se bloque pourtant. Te dire la vérité, te dire pourquoi. Je ne suis pas sûre de me comprendre moi-même, je ne suis pas sûre des réponses que je dois t’apporter ce soir. C’est encore pire dans ce cas. Y a-t-il vraiment besoin de se justifier, de s’expliquer ? Y a-t-il vraiment des questions à poser ? Je ne suis pas franche, parce que je ne voulais pas te perdre. Maintenant, il faut que j’apprenne à assumer ce que je suis, ce que j’ai fait, et que je te dise les raisons de toutes ces bêtises. Au fond de moi, je le sais. Je voulais profiter, parce que je savais qu’ensuite, je serais avec toi, pour longtemps. Je voulais être sûre d’être à la hauteur, et de tenir, pour longtemps. Alors, j’ai profité, j’ai voulu prendre ces vacances comme une échappatoire à ma vie d’après. Parce que tu ne me manquais pas tant que ça, tu m’avais déjà tellement déçue. Que voulais-tu que je fasse ? Rien ? Laisser ma vie filer, ne pas la contrôler ? Me laisser dépérir, parce que je savais que tout ceci était une bêtise. Et voila, j’ai cherché, et j’ai tout gagné. Je me suis perdue, à te chercher. Tu vois, tu me fais écrire des absurdités. Je n’avais jamais autant écrit. Ce que je dis est peu clair, et reflète parfaitement mon état d’esprit. Je suis perdue, embrouillée, paumée. Parce que tu m’as perdue. Apparemment, je serais amoureuse de toi. C’est peut-être les mots que j’emploierai dans quelques temps, pour te dire la vérité. Puisque je ne suis pas franche, je ferais tout pour que tu changes d’avis sur moi.