« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Comment peut-elle me dire de me calmer ? Elle qui ne m’a encore jamais vu telle que je suis ? Elle encore qui ne me connait que tellement peu ? Il n’est possible de se rendre compte de son adaptation environnementale que dans un moment pareil. Il ne s’agit alors plus de se faire tout petit. Il s’agit bel et bien de montrer de quoi on est capable, parce que l’instant le permet, parce que l’inconscient et le naturel sont dévoilés, parce que l’instinct de survie a disparu en même temps que la raison et la lucidité. Impossible, donc, pour vous, de comprendre ce changement, de voir ce qui apparait derrière ce qui s’aperçoit seulement. C’est profond ça. Mon paquet de céréale ne finira pas le week-end, mon état ne passera pas la journée, mon apaisement ne finira pas l’heure, ma respiration ne dépassera pas la minute, mon âge ne passera pas la seconde. J’ai froid, ici et ailleurs. Qu’est-ce que tu peux être cruel dès fois. Je ne supporte pas ce comportement, insultant à mon égard. Menteur, voleur, mon cœur a explosé à cause d’un faux, d’un traitre, d’un idiot inaccompli. Je détruirai chaque parcelle de mon corps qui te réclame. Oublier, il n’y a rien de mieux à faire, rien de plus utile, pour enfin réussir à combler ce manque qui persiste en moi. Il me semble planer tout en atterrissant. Grandir tout en étant naïve. Se sentir vide et en même temps étouffée, repue de cette vie terrifiante.