« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Aurais-je un jour le courage de grandir ? Pour une fois, juste se sentir grandir. C’est la même horreur, en pire. Mal, soigne-toi, par le mal. Soigne-moi, purifie-moi, entraine-moi loin. Tu m’hypnotises. Tu m’attires tellement. Tu es si loin, j’aimerais pouvoir t’approcher, tu t’éloignes, tu me laisses, sans pitié. C’est pire, pire que tout. Emporte-moi, je veux t’entendre près de moi, te toucher avec les yeux, te sentir avec le cœur. J’aimerais que tu me vois, moi, et pas ce que tu crois voir. Tu ne sais rien. Je m’ouvre à toi, tu refermes violemment sans même porter un regard sur ce que tu repousses. Apprend à me connaitre, apprend à m’effleurer, apprend à me regarder, telle que je suis. Personne n’a jamais eu autant d’emprises sur moi. Donne-moi l’ivresse, encore. Je veux t’entendre respirer, je veux te voir dormir, je veux sentir ton souffle, quand tu m’embrasses, je veux sentir tes lèvres, sentir ton cœur palpité. Il serait essentiel que je t’explique tout, tout ce que je ressens, en tête à tête, seulement toi et moi. Mais je n’y arrive pas, je ne peux pas. Me dévoiler ? Suis-je seulement voilée ? En réalité, j’essaye de voir à travers un tissu sombre. Tu me prends pour une fille futile, puérile, insouciante… c’est si sévère. Tu me rends nerveuse, et à la fois, tu me retournes, le ventre, la tête, le cœur, l’esprit. Ma seule envie est d’être avec toi, peu importe quand et comment. Je veux être à tes côtés. Parce que je sais que notre histoire peut être magique.