« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Arrêter d'être si exigeante. Arrêter de croire qu'il y a une façon parfaite de se comporter. Arrêter d'être perfectionniste. Arrêter de croire que tout est si simple. Attendre, cultiver la patience. Je ne me sens pas bien, parce que j'attendais plus de toi. J'attends toujours de trop. Et pourquoi ne pas t'en parler ? Tu crois tellement que tout est beau. Mais en réalité tu ne sais rien. Tu ne me connais pas. Je ne suis pas comme tu le crois. Je suis plein de défauts, exigeante, énervante, anxieuse, perfectionniste, triste pour un rien, envieuse, peureuse. Et ce manque de confiance. Gens qui rient, gens qui pleurent. Il n'y a pas de règles, c'est bien ça le problème. Tout est déterminé à l'avance, et pourtant rien ne peut être prévu de façon certaine, et pourtant tout ne se passe pas comme prévu, à croire que les neurones fonctionnent en contradiction avec l'âme et le cœur. En réalité, tout est bien plus compliqué qu'une explication furtive. Alors pourquoi y penser ? Je ne sais pas. Plus je grandis, plus je flippe, plus je perds confiance, plus je trouve des excuses, plus je pleure. Et plus je vis, plus je me souviens de ma vie passée. Quelle sensation étrange. Les souvenirs restent, parce que ma mémoire progresse. Cette amertume quand le passé rattrape le présent. Lorsqu'il vient pourrir cette vie qui devrait être un renouveau. Et toutes ces nouvelles rencontres. Ma petite vie ne pourra jamais plus être paisible. Toujours cette sensation de nouveau, la peur de l'inconnu, le besoin de le voir, parce qu'il s'avère être une bonne personne, parce qu'il me protège. Par pur égoïsme. Mais non, pourquoi toujours se rabaisser comme ça ? J'aime rendre les gens heureux. Il ne faut pas que j'oublie mes points positifs. Et on se rappelle l'expérience passée, l'expérience ratée. Celle que l'on voyait pourtant bien parti. Alors on vit à reculons, on avance à tâtons, les mains devant pour essayer de percevoir à l'avance ce qui nous fait face. Réussir à éviter le danger en le devançant. Tu m'apaises. Tu es si calme. Et pourtant je ne peux me résoudre à tout oublier, à oublier mes doutes de manière à t'ouvrir grand mon cœur. Ce manque de confiance, il s'agirait de grandir. Pour une fois. Juste se sentir grandir, de nouveau.