« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Et bien sûr je serais capable de laisser tomber par simples hypothèses se succédant dans un moment de folie. N'as-tu pas besoin de solitude ? Ne te rends-tu pas compte que je suis un danger pour toi, et pour moi-même. « Ne te prends pas la tête, si tu ne veux pas. » Tu es bien simpliste. Tu ne cherches même pas à comprendre comment je fonctionne dans tout ce fatras de choses du quotidien que tu vis. Tu oublies que je suis instable, ah non, tu ne le sais même pas. Je serais capable de te faire souffrir exprès pour que tu comprennes. Je serais capable de te rendre accro puis de te lâcher comme ça, par simple vengeance. Et cela me détruirait de l'intérieur, profondément, mais c'est comme si cette autodestruction m'était vitale. Parce que j'ai l'impression que je ne peux vivre que dans la douleur. Et que je ne me construis que grâce à elle. Je suis capable du pire, de tellement d'horreurs. Mes pensées sont si mauvaises parfois, que je me demande si je ne suis pas comme toutes ces inhumaines personnes. A l'instar de ces moment où je vois des visages que j'envie, que je déteste, que je ne voudrais jamais revoir, passer devant mes yeux. Et je vois mon poing. Et je vois leur tête sur le sol. J'en veux tellement au monde entier que cela me crispe dans un élan de colère. Ma tête est prête à exploser à force de réflexions. Tu seras le fantôme qui me sauvera, en me poussant du haut de mon nuage, dans l'océan d'encre de ma vie. D'une poussée brutale et destructrice. D'un geste de rejet et d'amertume. Parce que je ne mérite pas mieux.