« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Il y a peut-être bien une raison qui expliquerait mon comportement ? Et si un jour tout ça s’efface, et si un jour tout ça se termine. En ce moment, il m’est difficile d’assumer ma vie. Réussir, ça a un prix, finalement. C’est difficile d’assumer quelque chose que l’on appréhende. C’est difficile de s’accrocher, ou plutôt de savoir qu’il faudra s’accrocher de nouveau. S’occuper seule de sa vie, c’est un pas de plus vers la vie d’adulte, et ce n’est pas vraiment ce que je souhaite. Quitter le lit douillé des parents, j’aime le faire pour des choses enfantines, des sorties, des choses évidentes qui ne demandent que peu d’engagements. Mais lorsqu’il s’agit d’assumer des responsabilités, il devient tout de suite plus contraignant d’arriver à se détacher de ses draps protecteurs. Je n’arrive pas à assumer ma vie en ce moment. La confiance se perd si facilement. Si facile de se rabaisser. Si facile de perdre tout espoir. Pas d’engagements à avoir. Et voila qu’il faut faire un choix, que je sais déjà fait au fond de moi, mais qui doit encore mûrir pour être le meilleur possible. La patience est une vertu que je n’ai pas. Si je suis philosophe, j’apprends à devenir meilleure. Mais je ne suis qu’humaine, j’apprends à être moi, et je cherche à me trouver. Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est seulement que j’ai encore besoin de guides. Et c’est une chose que je ne peux vous avouer. J’ai encore besoin d’aides, parce que la vie me fait peur. Je ne sais pas encore gérer mes problèmes seule, parce que je ne l’ai encore jamais fait, et parce que j’aimerais le faire le plus tard possible. Ils ne comprennent pas, parce que je ne leur explique pas. C’est comme ça, souvent, et pour tout. Ton plus gros défaut est de ne pas communiquer. Le sais-tu seulement ? J’aimerais t’adresser quelques mots, mais je n’ai même pas le courage de les écrire, parce qu’ils ne seront jamais assez bien pour toi. Alors oui, je me décourage, je l’avoue. Je ne souhaite pas que cet état d’esprit perdure, il évoluera, et un jour prochain tu recevras ton du : un texte à ta hauteur. Une phrase, ou simplement un mot qui pourraient te satisfaire, rien qu’une fraction de seconde. Je deviendrais meilleure, pour te faire prendre conscience de qui je suis. Il faudrait que j’arrive à m’exprimer plus clairement, tout en restant dans l’implicite. C’est beau les contradictions, c’est ce qui me fait vivre.