« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Quand tu arrives à apercevoir les opportunités derrière les malheurs, un déclic se forge, celui qui te montre l'utilité de passer cette étape à ce moment précis de ta vie. Prise de conscience que c'est une chance que ça arrive maintenant, et que cet apprentissage de maîtrise de soi devient indispensable. Tous ces signaux qui trouvent leur chute dans un second drame, cette peur de perdre l'autre, de culpabiliser, est inhérente à ma condition, exarcerbée en ces temps de crise pour mieux la mettre en lumière puis l'éradiquer. C'est un travail nécessaire à accomplir tant que le fer est chaud. Affronter son inconscient, une partie, de par ce trauma, est une grande chance. Comme si l'univers te lançait un signal d'alerte. Comme si tout ce qui s'était produit de négatif depuis ces six mois fait partie d'une construction, d'un tout plus grand pour évoluer de plus bel. Tout a un sens, et c'est presque comme si je pouvais en venir à dire que ta mort est un apprentissage pour moi, comme si elle pouvait aussi m'être bénéfique. Quel égoïsme de penser ça, mais le mental ne peut retranscrire qu'en terme de moi, de mots parfois trop étroits pour définir une sensation de complétude des événements. Comme si tout s'enchaînait pour une raison déterminée d'évolution permanente, vers quelque chose. L'acte négatif, le malheur n'a plus aucun sens dans un tel schéma, puisqu'il devient une simple pièce d'un puzzle immense qu'il ne faut plus chercher à vouloir contrôler jamais. Laisser parler l'intuition, et surtout l'écouter. Est-ce que le problème est de gérer mes émotions, ou plutôt d'apprendre à les écouter ? La réponse doit certainement se trouver quelque part entre les deux. Puisque savoir écouter ses émotions permet de mieux les contrôler, non ? L'un entraîne l'autre, mais l'inverse est impossible. La clef est donc dans l'écoute, le lâcher prise et l'acceptation de ce qui est réellement. Je vois ce que je crois, et pas l'inverse. Je savais tout cela depuis longtemps, et le temps de la mise en pratique est venu, dans un drame. Parce qu'on n'apprend jamais que de ses erreurs, pour avancer toujours plus vers un futur qui te correspond. La question est maintenant de savoir comme faire, comment modifier son inconscient.