« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Il existe aussi de ces jours où tout tourne en rond, même dans la tête. Où la douleur remplace la douceur, sans prévenir, sans signe prédicateur. Seulement on s'attend pas au pire. Et les après-midi se transforment en terre, s'effrite au grès des pins peints en vert. Comme une jonction de trop, sans moins. Et on espère, sans vouloir trop y penser. Mais on y pense, sans vraiment trop espérer. En fait les plaies se pensent d'elles-mêmes. Insensible douleur dentaire, et la peur existe toujours. Du pot au fleur, aux pommes de terre, en passant par beaucoup de pâtes faites de beaucoup de pastas. Les bruits nous rappellent à l'ordre. Et on oublie qu'on était bien, en ayant profiter à fond des instants de gloire. La santé prime avant tout, c'est une déprime solitaire, en plein milieu du solidaire. Un instant de répit éphémère, en pensant à ce lendemain précaire, dans le mystère d'une herbe clou de giroflée. On finit par croire qu'on morfle, mais on reste pittoresque dans le gain affectif. La lutte contre le mental de fer se fixe dans un plaisir de soupir actif. Il va falloir lutter encore une fois dans la foulée d'un week-end surchargé. J'en oublie tout sourire, et j'en aperçois tous tes défauts cachés au fond de l'eau. Moisie. La puanteur est de rigueur. Koala se prend les pieds dans le tapis. C'est la fleur qui renaît pour mieux pourrir. Finir en charbon qui se consume sans prétention. Et la boucle du lassé ne se défera plus, pas cette fois-ci. On a pu tellement en supporter, que ça m'en donne la nausée. J'ai pas peur du dentiste, j'en ai horreur. C'est une tâche d'encre, une noirceur, dans un vide crépusculaire. Le chanvre se transforme en cancre, parce que c'est plus joli dans l'atmosphère. La crevasse dans la falaise reste un beau souvenir, pas assez médité, ni trop méditatif. Rien n'est bien grave tant qu'on a l'estomac rempli, d'appétit du vif. J'en ai pas encore fini avec le combatif. J'en ai pas encore fini du fer de lance de la volonté inconditionnelle qui me rend hargneuse, et parfois agressive. C'est pas ma faute si j'ai la rage, c'est un tout, un revirement, et une larme. Une cage qui se brise dans une brise amère, et tout devient pure critère de paix social. L'illusion du doute rend le moment enivrant, embêtant et tout en bêtise buissonnière. C'est la dernière fois que je me lève tôt pour aller supporter ce dont les conséquences de mes actes m'ont pourvoyée. Mélanie la fée chimère, ou l'art de rendre un stress sensible, un point de plus et je gagne le match amorcé un an auparavant. C'est ma faute si je suis là à me faire chier ce soir. Il aurait fallu être plus forte au moment voulu; et celui-ci arrive promptement. Je suis prête à vivre cet instant, pourvu qu'il aille très vite. J'ai tout mon temps.