« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Un tour, deux tours, trois tours et puis s'en vont. La tour de Pise, le tour du monde, c'est pas la même. Et malgré tout on s'accroche aux significations, aux signes, et au flou. Longtemps aux troubles et à la lampe torche qui clignote le chemin. On ne se rend compte que le jour où on a perdu. Avec un peu de concentration on n'y prête même plus tellement attention.Faire une liste, de tout ce qu'on a appris ensemble cette année, toi, et moi, toi mon corps, mes mains, mon être, moi mon égo affectivement instable, s'écroulant sur un sable trop mouvant pour le soutenir encore longtemps. Juste ce qu'il faut de fantaisie, et le corps qui réclame l'art, de tout son essence. Les sens de nouveau en éveil d'oiseau, d'avion en papier froissé, dérobant sa course à Avignon, derrière un baiser trop doux, mais si nécessaire. Des mots entremêlées, mais surtout enivrant, qui se mêlent à une odeur de tabac froid. Refroidie par tant de douches sans chaleur, les pommettes rougissent au soleil de ton être, de ton corps silhouette battant de l'aile du papillon vivant suédois. Je suis ce que tu n'es pas, et nous ne serons jamais pareils et pourtant paressons si proches dans le mouvement. Paresse d'un instant d'inertie, de ciel bleu et d'envie refoulée. Pour ne pas imploser, rêver. Réfléchir et optimiser son temps.