« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
La tristesse émane du fait que l'on peut penser un jour qu'une personne nous rendra heureuse, à cause des sentiments, de l'envie, de la joie de posséder et d'appartenir à quelqu'un. Enfin bref, cette journée ne se sera pas passée comme prévue, comme beaucoup de celles que l'on nomme hasardeuses, errantes, espérantes. Se détacher de tout et de tous, et la clef de la paix est retrouvée. Ne pas dépendre de quelqu'un, surtout pas, jamais fonder son propre bonheur ailleurs que dans ses propres espérances. Laisser l'imprévu rencontrer le chemin est encore la meilleure des solutions à la déception. L'organisation n'existe pas dans toutes les têtes ; et on ne peut pas envisager de prédire chaque fonctionnement pour s'éviter la peine. Tant pis. Ce n'est qu'une journée dans une vie, une errance de plus contre l'ennui qui n'aura pas eu lieu, comme beaucoup d'autres. Un moment de jouissance évité, pour une raison encore m'échappant, mais que le temps m'aidera à comprendre. Les souvenirs sont affaire de mémoire et l'expérience qui en découle forge l'âme, malgré tout ce que mon scepticisme amène de pensées. C'est déroutant de toujours relativiser, de positiver, d'accepter, de se canaliser en calmant ses ardeurs. A 20 ans. J'imagine pas la prochaine fois que le câble lâchera. C'est un aspect encore flou de l'évolution interne qu'il me reste à explorer. Je n'ai pas peur, je ne suis pas blasée, je suis juste là, et j'essaye d'apprécier tout. Et éviter, surtout, d'attendre quelque chose des gens. On ne vivra jamais que dans son corps. C'est pas penser qu'à sa gueule, mais presque. Faire la part des choses entre ce qui dépend de toi et ce qui potentiellement t'échappe. Accepter de vivre le jeu de la destiné hasardeuse, sans forcément chercher à comprendre le pourquoi du comment. C'est très simple en réalité : il suffit de lâcher-prise, et de laisser couler, couleur café, ciel étoilé, amitié retrouvé, amour passagé, croire en l'éternité.