« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Je suis plein d'idéaux, rêveuse, émerveillée, utopiste et contrariée, à la recherche d'une utilité, en quête d'espérances et d'espoir, en combat contre l'injustice et la haine, pleine d'amour et d'envie de partage, toujours en voyage, entre les autres et moi-meme, toujours en mouvement, pour trouver l'absolution éternelle. En pleine croissance, croyance, désobéissance. Revant d'un monde meilleur, et voulant contribuer à le rendre meilleur. En constante remise en question personnelle, toujours cherchant à comprendre les autres, à analyser les situations, à trouver des solutions, pour faire des trucs, jamais rester seule, toujours m'amusant, m'enrichissant des expériences extérieures, des récits de voyage - beaucoup de récits de voyage - et tout autant de doute, de crainte et d'envie d'abandonner. Les mauvais cotés ressortent forcément plus, et marquent plus, gâchant le paysage ambiant. La fleur se fane à l'arrivée, devient terre, pour redevenir vent, pluie, et vie. "J'ai perdu foi en l'humanité, et pourtant je suis devenue optimiste." Voir la vie à différente échelle, et puis agir à la sienne. Voir le monde dans sa globalité, en pleine destruction, sans espoir de changer le court des choses. Mais tenter quand meme. C'est ça que ca veut dire. Ne serait-ce pas creuser dans un trou sans cesse en train de se reboucher ? Ou etre un de ses personnages de la mythologie qui revivent indéfiniment leur calvaire ? Oui dans un sens, mais on ne peut rien y faire, parce qu'on fait partie de ce monde, qu'on est pris au piège dans ses règles et enjeux, et que rien ne dépend vraiment de son moi profond. Et qu'il ne sert à rien de lutter contre un monde en perdition. Vivre en suivant ses convictions personnelles, ce serait déjà un exploit d'accompli, jamais abandonnant, toujours construisant au dessus des ruines. C'est un bel idéal de vie, un but vain, mais toujours mieux que de s'avilir de plus bel. Je préfère lutter dans le - presque - vent plutot que de regarder sans rien faire. Il suffit de le savoir, et le repas indigeste semblera d'autant plus digeste qu'il sera accepter au niveau de son gout amer et périmé. On vit dans un monde pourri, et si je m’arrêtais un peu de m'en étonner, je n'en serai pas moins indignée. Alors let's go, allons gagner un combat perdu d'avance. Je te soutiendrai dans cette vision, ma petite Marie.