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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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Le blase est parmi nous, blason d'une époque perdue.

J'ai pas de réponse, aucune solution à un problème de fond. Les fondements ne sont pas solides, et risquent de rompre le cou de la solitude. Le tumulte n'a jamais été aussi flou dans cette vie déraisonnable à souhait. Profit, ou profiter, même racine, idée similaire, car le plaisir n'existe que dans l'abondance. La vie n'est pas pour profiter, la vie est existence dans la présence, de soi et d'esprit, des autres et du bruit. Une vie de prestance, dans la clairvoyance d'un jour nouveau, intouchable, dénué de tâches, sobre et propre, serein et déterminant. C'est la course à la sauvette, j'arrive plus à suivre le rythme. La vie impose une pause, par le rejet corporel de la mobilité. J'ai pas envie que tu partes, j'suis déjà tellement triste et paumée. Un poing au coeur, du baume à lèvre sur les yeux, visage infesté par la peur et les cieux. J'ai pas de solutions viables, juste une envie de stabilité dans le mouvement, et la nécessité de vivre simplement, de découvrir le présent. Partir sans mourir, grandir sans périr l'âme, la fleur, la pudeur et le naïf. La pente ne cessera d'amorcer un mouvement vertical, jusqu'à finir perpendiculaire au niveau de la mer, et former de nouveau un mur impénétrable. Chaque mouvement de vie se confond dans l'illusion, et l'espoir constitue le fondement de la cohésion. Sans elle, sans lui, l'homme se révolterait, par incroyance. Les préjugés, les idées fixes, les fausses identités forment un tout, une grosse couche de voiles pour invalides. L'impuissance ressentie dans ce moment d'allergie aux poisons dérangent les virus infestés. J'ai même plus envie de me forcer, la différence n'existe que dans les têtes, l'illusion de l'échec et la croyance d'un avenir fixé et flou renforce l'amertume et l'angoisse puéril. Qu'est-ce qui est juste de faire et de ne pas faire ? N'y a-t-il jamais aucun signe sur les chemins dispendieux du vivre conscient ? J'ai pas besoin de grand chose, si ce n'est de l'assurance d'être dans le vrai. Le combat coûte forcément, le choix de la vérité et du respect est difficile à assumer. Mais je ne me sens pas l'âme ni le moral de faire autrement. Je ne serai pas toujours malheureuse, si je m'affirme, et que je prends conscience des véritables nécessités, tout en réussissant à me détacher de vos croyances intempestives. J'suis sur le bon chemin, l'élan de vie. Les frissons de raison émanent de l'énergie universelle, pour m'emmener dans une réalité parallèle, plus sincère, plus juste, plus réelle que celle dans laquelle on nous a embourbés. Je ne vivrai pas comme une esclave.

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