« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Deux mois d’ouverture au monde, de rencontre, de partage, d’apprentissage collectif et personnel, d’épanouissement personnel au contact des autres. Et maintenant? Que me reste-t-il vraiment ? Quelles conclusions tirer ? J’ai l’impression de n'avoir progressé en rien tellement ma vie est devenue floue d’une coup d’un seul. Une passion débordante, l’envie d’être rassurée, d’être soutenue, d’être calinée. La peur envahit tous les pores de ma peau, après le frisson et l’adrénaline que m’a procurée ces journées. Travail d’introspection par rétroaction postérieure. J’ai le cerveau complètement émietté, décomposé par la vitesse de l’évolution. Voila la vérité, une seule chose à la fois, et la société me demande aujourd’hui une concentration sur 3 éléments importants de vie. Je ne vois pas de pause réaliste dans ce fratras. La peur de foncer droit dans le mur pourrait me faire reculer. Est-ce que la vie est toujours aussi lièvre? Prioriser, mais tout me semble une priorité aujourd’hui. Relativiser, voir vraiment quelle énergie me prendra telle action. Quel niveau de stress pourrait m’atteindre par la réalisation concrète des demandes. Une grosse étape de prise sur soi est encore une fois à mettre en place, par peur de l’inconnu. Souviens-toi, souviens-toi de ton expérience passé à chercher un stage. Où en es-tu aujourd’hui ? 2 mois de pur bonheur, après n'en avoir rien attendu, après avoir lutté contre l’appréhension grandissante. Si tu t’investis dans un milieu qui te plait, rien ne pourra t’arriver. Il suffit de le vouloir, et de prendre son courage à 2 mains. Finalement d’où vient cette résistance intérieure ? De la résistance au changement, qui te tire vers le bas, quoqu’il se passe. Et pourtant, le changement a toujours été bénéfique, et sera toujours bénéfique quoiqu’il puisse arriver. Le tout est de tenter, de se bouger, de lancer la balle aussi loin que possible, dans un sens aléatoire, tant qu’il y en a un. Se lancer. La vie est une lutte, rien ne t'arrivera plus tout cuit dans le bec, si tu as de l’ambition. Aujourd’hui, ici, et maintenant, il faut se battre pour se réaliser, pour progresser, et s’enrichir encore et toujours. Alors, que te reste-t-il à faire ? La peur va disparaître, ton stage a été une très belle réussite, tu peux être fière de toi. Je n’attends pas une reconnaissance des autres, il faut que j’apprenne à construire ma propre reconnaissance envers moi-même. A toujours être trop dur avec soi, le bonheur ne pourra te toucher, il ne pourra pas t’atteindre, puisque tu es sans cesse à le remettre en question. Dans ce cas, lance-toi dans tes propres créations artistiques, sur lesquelles tu auras une emprise totale, et pas dans une relation humaine. Tu risques de te brûler les ailes à moultes reprises. Puisque les autres ne dépendent pas de toi, que tout est comme cela devait se passer. Qu’on ne peut rien changer à ce qui arrive lorsque l’on implique d’autres personnes. C’est ça le principe des relations humaines, accepte ce changement, ne sois pas si rigide et réfractaire aux compliments. Sois toi en étant les autres, sois toi en étant le monde. mais soistoi, complètement, et sans regret.