« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Pourquoi j'ai toujours cette sensation de vouloir sortir de mon corps ? De vouloir m'envoler, pour partir le plus loin possible ? A chaque journée routinière les mêmes frustrations reviennent, s'installent dans mon être, et me font passer par tous les types de pensées possibles et imaginables. Je culpabilise d'être en vie simplement pour le fait d'être. Et quand les occasions se présentent à moi, je ne les saisie tout simplement jamais. Je sens que ces deux mois vont être terribles. Tellement difficiles d'assumer les choix qui sont à moitié forcés par le temps. Et l'autre moitié voulue par une tête qui ne sait vraiment pas où se positionner. J'ai pris conscience, je ne sais trop quand, de l'éphémère de la matière. Et je n'en reviens pas d'être en quête de quelque supériorité abstraite. Je pensais avoir trouvé le monde parfait, et bien sûr que l'illusion n'est que question de besoin. Continuer de s'infliger ces tortures émotionnelles, éternellement. Je pensais ne jamais pouvoir trouver le mot juste, mais c'est déjà trouvé ! Émotionnellement insatisfaite, pour toujours. Constat d'imaginer des rêves bizarres, même si l'effort du souvenir reste une tentative vaine. L'évasion du trouble psychologique, l'envie de boxer de l'air, comme si la brutalité pouvait résoudre les faux problèmes intériorisés. Je sais que la réussite ne convient pas à ma physionomie; Un coach, un interprète, un comédien, une punaise plantée dans la plante du pied, grenouille autant gonflable, et une envie d'élévation satisfaite dans le bas-ventre. Un besoin de reconnaissance insatiable de ce que je ne suis pas. Parce que tu ne peux passer une semaine comme tout le monde, à aller au peu de cours que tu as, à regarder la télé (que tu ne regardes pas), à ne rien faire de constructif chez toi, sans culpabiliser de cette perte de temps. On ne rattrape pas le temps perdu... C'est ça qui m'effraie le plus, en quête de toujours plus de vivacité, de vitalité, de baume au cœur, et d'aventure tortueuses. Sinon, à quoi bon? Ça n'en vaut pas la peine si tout est prévu d'avance pour ne pas devenir ce que tu souhaites vraiment. Parce que tout ce que tu pourras entreprendre pour cette société ne sera jamais assez parfait, et ça tu l'as très bien compris après toutes ces inévitables déceptions. Alors, pars. quitte ce pays, cours à ta perte dans la joie, l'engouement, et la fougue que tu ressens pour le hasard. Attrape ta destiné, amène à toi le bonheur, au naturel. Rien n'a plus de valeur, ni de véracité que cette si simple réalité. Tu veux bien m'emmener avec toi ?