« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
C'est que j'ai envie de tout changer, mais que je pense tantôt que c'est impossible, tantôt que tout est possible. C'est qu'une tempête constante fait rage dans ma tête, un ouragan qui se calme parfois, pour mieux dévaster tout de nouveau. C'est parce que je brûle de colère, tout en essayant de l'étouffer. C'est parce que j'essaye de relativiser tout, sans y parvenir jamais vraiment. De me convaincre de mon erreur d'interprétation, pour m'en sortir par l'optimisme. Parce que ça ne marche jamais vraiment. C'est que je suis tellement haineuse au fond de moi, révoltée, indignée, en même temps qu'affligée, désespérée, fragile. Je suis une contradiction à moi toute seule, tout le contraire de ce qu'il faudrait être pour vivre paisiblement dans l'apaisement et la paix. Je peux très bien me dire que je suis une warrior qui peut tout réussir, et me dire exactement le contraire dans l'heure qui suit. Lunatique, ou simplement désorientée par ce grand manque de confiance ? Ca me mange tout ça, ça me ronge, et au final, ce qui en ressort, c'est cette rage contre le monde entier. Parce que je suis incapable de prendre ma vie en main, que je ne sais pas comment faire et que personne ne m'oriente, parce que tout le monde s'en fout, que l'on est seul, toujours. Parce que je n'aime pas ma vie. Que je lutte pour trouver un sens, parce que je ne me vois pas me laisser aller. Parce que quand je me laisse aller, je tombe dans le découragement et la lassitude. C'est un combat constant que je livre contre moi-même, contre ma nature fragile et imparfaite. Et tout ça, parce que je réfléchis trop. Ma personnalité n'est que paradoxe. Mais je ne peux rien y changer. Je n'y arrive pas.