« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
J'suis tellement saoulée là, j'ai passé des fêtes inertes, sans intérêt et sans plaisir. La vie se résume à un perpétuelle renouvellement des mêmes actions. Les journées sont banales et se ressemblent toutes. On fait toujours la même chose. Ma vie est constituée et sera constituée de minuscules cercles se multipliant similairement en boucle. Les journées pourraient se résumer à des boucles qu'un crayon formerait sur une feuille blanche. On en vient toujours au même. Dormir. Vivement ce soir que je dorme. Les années pourraient tout aussi bien se résumer à la même image des boucles... En plus grandes. Toujours les mêmes fêtes, les mêmes jours fériés, les mêmes vacances, inlassablement répétés. Mais il n'y a aucun intérêt à planifier le temps ainsi ! « C'est pour suivre le rythme de la Terre, les saisons etc... » Mais qu'est ce qu'on en a à faire du reste ? On a besoin de repères, mais franchement on aurait pu trouver mieux. Je suis bien une française, jamais contente, toujours à se plaindre de la chance dont je n'ai pas conscience et dont je n'aurais jamais conscience. Puisque pour moi ce n'est pas une chance de devoir vivre ainsi, puisque personne n'a de chance d'être né dans un tel monde. J'arriverai pas à m'en détacher, je vais être obligé d'accepter, de subir, et je continuerai à me morfondre sur mon sort, en pensant à ma situation désolante, qui n'en est pas une au regard du monde. J'ai toujours ce besoin de déverser ce flot de négativité dans un texte, je croyais que ça m'aider à me purifier, de vider mon sac. Mais j'ai plutôt l'impression que je fais des vagues émotionnelles. « Montagnes russes affectives ». Que je ne suis jamais totalement courageuse, et que je suis souvent abattue pour un rien. Je n'aime pas ma vie, alors quand la détermination s'envole - je ne sais pour quelle raison - il ne me reste pas grand chose à quoi m'accrocher. Et je tombe, à pic. Faible, blasée, dégoûtée, avec l'envie de vomir le monde entier.