« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Même pas deux semaines de travail quotidien et routinier, que je me pose déjà cette inéluctable question. De quoi sera fait mon avenir, si ce n'est de toutes ses conneries lié à la productivité. On te demande d'être rigoureux, d'être toujours motivé, d'être compétent dans ce que tu fais, et de te spécialiser aussi dans une tâche pour être le plus rentable possible à la quelconque entreprise pour laquelle tu finiras par travailler. Et si un jour tu ne veux pas travailler, tu veux changer, tu veux être curieux d'autres choses, voir d'autres horizons ? Tu ne peux pas. Tu restes enfermer dans ton quotidien, dans ton entreprise, dans ton poste de salarié à plein temps, où tu n'espères même plus faire des heures raisonnables de 35 h par semaine. Il faut arrêter de se leurrer : on ne travaillera jamais que 35 heures par semaine. Tous les boulots te demanderont une masse de travail plus importante. Alors quoi ? Se morfrondre, accepter, et travailler ? Ou s'indigner, être contre, et s'émanciper ? Je choisis la difficulté, même si je ne sais pas de quoi sera fait mon avenir.