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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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Le cri du guerrier.

Faut que ça sorte, que ça s'extériorise d'une façon ou d'une autre, par un moyen d'expression quelconque. J'ai pas besoin de sport quand je possède les mots. J'ai besoin d'un équilibre trouvé entre le rêve et la réalité. Dormir bien et sereine. Il n'y a pas de problème, lorsque je me couche le ventre plein, et les yeux pesants, cherchant la satisfaction autour du noyau dur de l'anxiété. Revêt tes habits du dimanche, et impose-toi : le voile est tombé. Ca ne me fait aucun effet. J'ai une famille, je ne l'ai pas choisi, mais j'ai une famille. Et je m'en veux d'avoir de telles pensées, aussi réalistes soit-elles. Plus je m'éveille, plus une partie de moi est horrifiée par l'autre. C'est la vérité : ma grande tante a les yeux noirs, un visage marqué par le temps, que cela me fait mal au coeur de comprendre qu'il n'y a plus personne pour prendre soin d'elle. On délaisse complètement les personnes âgées, et je m'en veux terriblement. Mais comment faire quand on ne parvient déjà pas à gérer sa propre vie ? Je ne pense pas que nous soyons les plus à mêmes de les rendre heureux, nous les petits enfants. Pourquoi le monde s'intensifie d'individualité? et pourquoi j'en fais partie. Je ne peux pas te promettre un trajet, j'aurais pu te parler du covoiturage, mais sais-tu seulement comment y parvenir ? Des solutions s'offrent désormais à moi. La seule chose que je puisse faire maintenant est de l'appeler pour lui expliquer le principe, lui dire que j'ai réfléchi à ses paroles, affronter son propre futur. Je crois que l'émotion la plus sincère et désagréable que j'ai ressenti du week-end fût pendant ce court moment de conversation, que je voulais éviter à tout prix, que j'évite toujours d'habitude. Je me suis véritablement sentie coupable, je me suis sentie troublée et gênée, un fort pincement me prenant le cœur en imaginant cette vie. Pourquoi doit-on finir comme ça ? Seule, tout ça parce qu'on s'est enfermé dans un modèle sociétal individualiste, avec chacun sa maison. Quand le mari meurt, la femme se retrouve seule. Quel malheur d'accepter ce sort, et de ne l'avoir jamais remis en question. Il y a tellement de solution pour ne pas souffrir ainsi, mais souffre-t-elle ? L'empathie est-il vraiment un état qui consiste à se mettre à la place de l'autre ? N'est-il pas plutôt un état de projection subjectif? De mon point de vue, sa vie est horrible, de ce que j'ai pu ressentir personnellement. Je ne sais pas si c'était une plainte, un appel au secours, un appel à l'aide, au soutien, à la protection ; ou si il s'agissait de constat, d'une envie d'épancher sa solitude dans l'histoire de sa vie quotidienne, ou un appel à me remettre les idées au clair, à relativiser. Pourquoi les émotions sont-elles à ce point camouflées derrière des paroles sous-entendues ? Je ne suis pas sûre de pouvoir un jour faire rayonner son visage, et il ne faut pas que ça me rende triste. Je ne dois pas être triste de penser que je préfère la savoir auprès des personnes qui lui sont chères, là-haut, plutôt que sur terre entourée de proches trop occupés à se tourner les pouces dans leur petit confort. Je ne dois pas penser que c'est désirer la mort de quelqu'un que d'avoir eu cette pensée. Alors qu'est-ce que cela peut-il bien être ? Vouloir son bonheur, et le croire bien plus réel dans l'épanouissement qu'offre l'état de conscience libérée. Accepter l'état spirituel, pour elle, un premier pas vers un nouveau degré de sagesse...

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