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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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Comment montrer que l'enfance est la plus belle période de la vie en même temps que de détruire ce postulat, pour se réapproprier l'idée.

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Commençons par l'optimisme, pour une fois, m'ayant trop souvent reprochée mon humilité extrême. Aujourd'hui, je me sens comme entourée d'un halo de bienveillance; comportement qui me donne envie d'en faire autant; cercle vertueux de plaisirs partagés. Relation platonicienne avec les énergies compatibles, parce que changer cela serait brisé la magie, ou serait partir à la découverte d'un état qui implique tellement l'être que la situation en deviendrait dangereuse pour ma tête. La souffrance ne peut exister dans un état de latence passif, histoire de bien se complaire dans ce que l'on a, sans chercher à en obtenir d'avantage. L'évolution est bien effective, assurément ! Revenons à nos moutons, après avoir fini cette introspection de tout ce que vous m'apportez en ce moment. L'enfance, encore un élément intéressant de réflexion, à peine amorcé par cette courte discussion toujours aussi enrichissante. Sûrement parce que je le veux bien, en m'ouvrant totalement à vos dires, à vos idées, sans appréhension, plaisir. L'enfance est décrite dans la conscience collective comme la période de l'insouciance, ce qui induit par extension à dire qu'il s'agit d'une période extraordinaire, celle dans laquelle on n'aura jamais été plus heureux. Je ne peux que m'atteler à déconstruire cette pensée. Tout le monde ressasse son passé et se trouve marquer par des petites remarques blessantes, des événements ponctuels semblant anodins mais gravés au fond de la conscience, on ne sait trop pour quelle raison. J'avais décidé pendant longtemps de me détourner de cette partie de mon existence, cacher mes vieux démons parce que j'ai conscience que la vie n'est que présent. Et parce que je trouvais cela inutile. Alors, plutôt que de maudire mon enfance, de faire de fausses injonctions sur mes pseudos-malheurs, je souhaite traiter la question de manière objective, en apprenant davantage sur le passé des autres, de manière à relativiser le mien, à mieux le comprendre, à assimiler l'idée que chaque personne a ses casseroles. L'être humain dans sa totalité est forgé par les souvenirs émotionnels de son jeune âge, apprentissage en masse, et sur le tas, réalité ne pouvant pas être qualifiée de triste, mais simplement de normal, de commun, destinée et déterminée. L'erreur viendrait donc dans tous les cas, dans toutes les intériorisations de l'enfance. En fait, il n'y a pas de bonne façon d'éduquer, pas de bonne façon de grandir, il y a juste des circonstances, des étapes, des heurts, un chemin escarpé qu'il ne faut pas rejeté, auquel il ne faut pas chercher un coupable, si ce n'est la société entière. La souffrance existe parce qu'elle est inhérente à la condition humaine, telle que le système l'a défini par procuration, par anticipation et obligation de survie. L'évolution actuelle mène à la destruction ; d'où ce malaise générale qui existait déjà avant, qui existe depuis la nuit des temps chez les jeunes. Qui pourrait indubitablement être couplée aujourd'hui d'un sentiment d'injustice et de révolte, justifié par le virus de l'individualisme. Pur égoïsme de fonder une famille, de vouloir se reconnaître dans sa progéniture, puis de lui faire payer sa différence : nos parents se sont enfermés dans leurs idéaux de bonheur égocentrique par la consommation. Et l'on ne peut savoir pourquoi aujourd'hui l'on rejette si massivement ces idéaux. Surement parce qu'avant ce n'était pas considéré comme négatif, que nous sommes véritablement à un moment charnière, et qu'il ne faut pas chercher un coupable à l'involution actuelle, si ce n'est dans le pouvoir de l'argent qui a corrompu inconditionnellement. Je n'ai plus peur, parce que tout s'éclaircit point par point, parce que tout est lié finalement, tout bien ficelé dans un monde où chaque chose a sa place, chaque événement une cause, une conséquence et une raison. L'enfance n'est pas un problème à partir du moment où l'acceptation des conditions de vie contemporaines est effective. Accepter le monde, c'est accepter en même temps le passé et le futur, c'est s'accepter dans sa totalité, sans chercher à rejeter la faute sur une tiers personne. Ce que tu vis dorénavant, c'est toi qui l'engendre, parce que tu n'es plus un enfant. Apprendre à être maître de son destin est la clef d'un renouveau efficace.

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