« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Il faut mettre les choses à plat. Tapisser son mur de chambre en se tapant la tête contre les parois. Laver les vitres en les mouillant de larmes. Ou encore glisser sur la rampe d'escalier quand les parents sont partis. Et puis simplement rire à en avoir le souffle coupé, assez de fois cette semaine pour en avoir le cœur palpitant pour l'éternité. Et puis, faire des supers rencontres qui te font oublier tes petits boutons et tes cernes d'ennui. Sans oublier ce mais, inlassablement installé à la table des rêves insatiables, qui se présente comme le vecteur inhérent à cette réalité pleine de supercheries. Alors, il faut mettre les idées au clair, différencier le fantasme de la réalité, et même du rêve. L'idéalisme permet d'accomplir des faits semblant miracles deux semaines plus tôt. Le bleu te va si bien, le bleu de tes yeux, ces yeux si naïfs, si joliment cernés. Ton comportement ne me rend pas indifférente, sans raison intelligible. Le mais n'est toujours pas à oublier, puiqu'il existe encore même après ce constat, et ne cessera d'exister le temps de ta vie sur terre. Et de la mienne aussi. On peut aller contre l'ordre des choses, mais pas contre les personnes merveilleuses et si rares qui habitent ce monde. Alors il n'y a même pas de décisions à prendre, rien à apprendre de cette situation, si ce n'est l'acceptation totale. Qui n'est en fait qu'à cultiver comme l'un des aspects du jardin secret. Enfoui et perdu dans l'intériorité de l'être, parmi les débris de vitres, de tissus, de pastilles, et de capsules de bières. Comme à chaque fois, un mais vient en chasser un autre, ce dernier trouvé dans la complémentarité, qui ne nous est pas propre, et pourtant due à cette coïncidence et à cette compatibilité de pensées d'idéalistes blessées. On n'aura rien à m'apprendre de plus, j'aurais juste à me persuader de cette impossibilité, jusqu'à en avoir la preuve flagrante, par des propos que tu pourras m'énoncer. L'espoir fait vivre, les réserves préservent, le temps temporise le feu de la jeunesse. C'est pas parce qu'on s'entend bien qu'on peut tomber amoureux. Surtout quand l'ordre du monde va complètement à l'encontre de cette requête. Ça finira pas me passer va, mon être intérieur n'a pas à s'en inquiéter. Tout passe, tout n'est que passage, alors autant l'accepter. Et lâcher prise face à cette réalité incontrôlable.