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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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One day in a mind...

La journée commençait déjà mal, et on pourrait dire qu'elle a connu un va-et-vient continu de montée et descente de sentiments. Une heures de sommeil plus tard, un court réveil à cause de cette lumière du jour, et des volets qui claquent. J'ai bien cru qu'ils allaient s'envoler, et tout ça à cause de lui, ou par ma faute de ne pas avoir su dire non. Enfin, ce n'était qu'un détail de plus dans la liste des reproches que je fais inlassablement autour de moi, dans mon esprit d'abord, puis parfois tout haut, en face de personne, hormis moi-même. Les trois heures de sommeil agitées qui ont suivi se sont terminées par une horrible question que j'ai retournée dans ma tête au moins 10 fois avant d'oser la poser. Et toujours cette impression que cela tourne au ridicule, une stupidité de plus sortie de ma bouche, causée par ce doute qui n'aurait jamais dû me venir. Et pourtant, c'est arrivé, et la réponse fût clairement celle à laquelle je m'attendais. Allez, maintenant va-t-en, je sais déjà que tu ne veux plus voir ma tête mal lunée, aux yeux vitreux d'anxiété. Et puis il s'en est allé, comme un combattant s'en va-t-en guerre, lui aussi en manque de sommeil. Je me suis recouchée, la tête toute pleine de l'image de la mauvaise personne, en attente de cette soirée qui n'aurait pas pu se passer plus mal. Le réveil ne servit à rien, comme à son habitude, toujours repoussé toutes les 5 minutes pour une raison qui m'échappe toujours. Sale habitude d'handicapé du lever. A ce moment, j'étais sûre de moi, de revenir plutôt en forme, avec l'adrénaline dans les veines, celle qui te fait pousser des ailes quand tu crois que tout ira bien. Mais il fallait déjà s'occuper des articles, et plus je m'éveillai au monde, plus l'anxiété me happait par derrière, comme pour me tirer du lit de la pire façon qu'il soit. Il fallait d'abord affronter cette journée, le cœur qui palpite de cette étrange façon. Et en vérité, comment discerner réellement l'émotion qui me gagne? C'est impossible, j'ai l'impression que je ne connais même pas la signification de la plupart d'entres elles. Je ne peux pas reconnaître les sensations qui me traversent. La peur de ne pas être à la hauteur, de faire quelque chose de stupide? Et j'y cours à tout les coups, je ne peux y échapper. Je finis enfin par sortir de ma tanière, parce qu'il le faut bien, espérant voir ta bouille en passant devant chez lui, marchant vite, à s'essouffler, par peur de manquer un train qui ne m'attendra pas, et que je sais pourtant ne pas pouvoir louper. Mes espoirs reviennent hanter l'espace tout en regardant défiler le paysage grisâtre des champs de blé, vision entrecoupée d'arbres trop prêts de la vitre pour pouvoir même les apercevoir une minute. Et puis de toute façon, je finis toujours par remarquer tellement plus la vitre sale que je me détourne très vite de désolation. Et je me dis qu'on ne vit vraiment pas dans un environnement sain : tout est pollué, et chargé d'énergie négative. Peu m'importe, je tente un peu de méditation, histoire de me donner bonne conscience, histoire d'oublier la réalité et plonger dans un futur si paisiblement parfait qu'il ne peut être réaliste. Mais ça je ne me le dirais que plus tard, après avoir compris mon erreur. Je voulais te voir, mais j'ai pris conscience de t'oublier le temps de mes interventions dans divers lieux inintéressants, à divers réunions auxquelles des gens sont venus assister, par ennui de leur propre vie. Ensuite, tout devait finir par s'éclaircir enfin, j'allais vous revoir, et m'éclater la gueule avec vous, mais entre temps, je commençais à avoir de sérieuses pensées suspicieuses. Pas de réponse signifiait qu'il comprenait comment j'étais en train de vivre la situation, alors qu'il était totalement perché en réalité. J'ai bien envie de l'insulter maintenant, mais ça ne changerait rien aux faits, et les conséquences ne me font plus rien, en somme je me suis résignée. Pourquoi n'ai-je même pas pensé à appeler ? Je ne sais pas, mais l'idée ne m'est pas venue. J'étais presque à me dire que je n'allais pas y aller, et ça aurait été la meilleure chose à faire, mais il a fallu se décider. Et tout me portait à croire que ça allait être cool en même temps que d'être court. Mais le silence est mauvais, quand il perdure trop longtemps, et c'est cette pensée qui m'a fait reculer en moi-même, régresser, vulgaires schémas mentaux du passé. On y arrive enfin, après une attente interminable, ponctuée de pensées inutiles et de pleures incontrôlables de colère. Je le revois, il est malade, je le convainc par la force d'un raisonnement totalement idiot, il sourit toujours. On danse, l'un me rabaisse, l'autre m'enlasse, que dire de plus à part la constatation d'une inversion des rôles. Mais j'ai fini par vivre une pure soirée de merde, ponctuée tantôt de moments d'extrêmes joies, puis d'extrêmes confusions, parachevée par une dégradation tout aussi excessive. Dans l'excès, caractéristique de ta personnalité, tandis que je découvrais un autre moi, celui duquel je parlais il n'y a pas si longtemps, me disant qu'un jour ce serait possible de rencontrer une telle personne. Et bien, on peut dire que pour le coup, c'est réussi, c'est le pote de mon "copain". Et je ne le reverrai probablement jamais. Cela me servira de leçon, et par la même occasion de modèle. Somewhere, one person, with who i see me living my days, could exist.

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