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« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

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Légèreté d'une âme repue par les sensations.

Extension cérébrale puis distorsion du temps. Dispersion de l'énergie, de la dissipation de la poussière d'étoile de lune. Courant électrique et pierreries chargées négativement. Ensemble des facultés universelles de l'homme-pièce, en contemplation de la nature transformée par l'usine, la fabrique à marionnette. Le bois, poli par l'amour, et les frustrations, atteint la perfection dans cette forme imagée, rendue réelle par le savoir-faire. Voyage vers une involution involontairement intentionnelle. Surprise, sourire, sparadrap sur les lèvres, formé par les journées muettes, perdue dans une pensée constitutive d'une voix, plus réelle que le son pouvant à l'occasion sortir de cette bouche. Spécialité indienne, piment frais, joues qui éclatent. Le sensationnel des sensations sensitives, c'est de réussir à se faire oublier, à force d'évidence. Les couleurs chatoyantes s'échappent en reflet discontinu de ce portrait, inexistant, décroché du mur, et placé à l'envers, par terre, de sorte que l'on n'aperçoive rien d'autre que le bois. Il fait toujours aussi froid dans les toilettes, liberté de sentir les orteils se congelaient. En montant les escaliers, les bouteilles se sont retournées d'elles-mêmes, leur âme vivante leur dictant l'échappatoire, en tombant, pour finir par se briser en bas des marches. Mais pour l'instant, le frêle équilibre du goulot persiste sa lutte contre la gravité. Un faux pas, un bruit de trop, et c'est la chute assurée. Mais bientôt l'image s'efface, pour laisser place à la porte des toilettes d'une blancheur mortelle que l'on ferme toujours instinctivement derrière soi, à clef. Mais la gravité ne pourra pas faire tomber ce qui fait office de porte papiers fesses, retourné de la même façon, mis lui aussi à l'envers, soigneusement calé au milieu des journaux disparates, à côté de l'ampoule grillée. Un fou rire me prend. L'idée coule de sens, mais l'être capable de partir seul dans un tel délire doit connaître une évolution spirituelle bien plus aboutie que la mienne. Ou serait-ce une imagination débordante, mise au service d'une cause peu utile. Ce qui est sûr, c'est que l'addiction n'apporte rien de bon. Et la réflexion forcée de mon cerveau en constante ébullition me prouve une fois de plus que je sais raisonner. Juste ou non. On ne recherche que le plaisir de la nouveauté, un plaisir bien vite estompé par la destruction et les pensées néfastes, en contradiction totale avec le but de développement imaginaire recherché par le passé. Il y a des gens qui ne sont pas faits pour cela. Et je ne souhaite pas être fait pour cela, si c'est pour finir la tête sous l'eau.

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