« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Le nœud attaché à son cou que l'être contemple à travers ce miroir lui rappelle sa naissance. Ca ne lui rappelle rien du tout en fait, puisque le nœud n'existe pas, et encore moins sa vie. Les explications se perdent dans le vide de l'énergie qui s'accumule. La nausée ne va pas tarder à contempler la lune de sa fenêtre - fermée - aux rideaux opaques, noirs, impénétrables. On est pris au piège, voué à une éternité douteuse. Derrière le penseur se cache l'observateur. C'est du penseur que naît l'arme qui pourra faire revivre une armée. En tuant l'obscurité, en se battant contre ses alliés, en capitulant face à la hache de guerre. Ca ne se compte pas, les secondes, ça n'existe pas. Nous ne sommes que le résultat d'une énorme réaction chimique qu'on ne pourra jamais, jamais, jamais comprendre. Même en essayant très fort. Tout nous surpasse, même le plus petit moustique. Tout n'est que fantaisie et rire ridicule. Et ce tout, ce tout si grand mais si ridicule, c'est ce tout qui nous représente. C'est ce tout qu'il faut accepter tant bien que mal. Le poids de la vie pèse lourd, comme un fardeau aussi léger qu'une plume.