« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Nécessaire pour avancer. La montée impulsive de détresses se mélange aux frissons brûlants de rage. Les yeux ne se ferment pas, ils sont plutôt immobiles, fixés sur le rien, un point vague, dans le vide. Ils sont mouillés, plein d'amertume. L'angoisse s'engouffre par vagues successives, étouffante. Les propos lâchés sont acerbes, désordonnés, ultimes preuves de cette libération indispensable. Quand il n'y a plus d'espoir, quand tu me fais perdre ma conviction, tout déborde. Cet équilibre instable, incarné par ce fil sur lequel j'oscille, vacillant entre envies personnelles et dévalorisation intériorisée. Tu n'as pas le droit de me réduire à rien comme tu le fais. J'ai un futur, des envies, un but. Si je perds ce but, si je perds l'espoir, je ne suis plus rien, je suis néant, une simple souffrance, un point dans un texte, inutile, sans vie, perdue. Comprends cela, comprends le. Faute de quoi, un beau jour, j'exploserai devant tes yeux, tout grand écarquillés par la tristesse. L'espoir fait vivre. "Plus croire en rien, c'est croire en eux." Alors voila. Tu n'as rien à m'apprendre, rien à me conseiller, rien à me dire sur rien. Je suis le seul maître à bord, le capitaine de mon destin. Et je me nourris de frustrations, pour arriver à mes fins. C'est tout. 'La conviction se distingue de la croyance en ce qu'elle participe à la construction de l'identité individuelle et sociale." C'est à moi de vivre mes propres expériences, et tu ne peux plus les influencer désormais. Accepte le, ou disparais.