« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Cette musique me donne tellement l'impression de pouvoir tout réussir. Tout affronter. Sans broncher. Et ce texte. « Si ». Un petit mot, qui veut tout dire. Je pourrais mourir, que je n'aurais pas peur. Sensation d'invincibilité. « Si » elle venait à me prendre, je l'accueillerai avec douceur. L'amertume ne compte plus. Mais ce n'est encore ici qu'une supposition. Un irréel du passé. Autrement dit, quelque chose qui ne se passera jamais, qui relève de la pure fiction. Le français retranscrit tellement mal cette notion finalement. Et ce fût la première et ultime réflexion que je réussirai à avoir à propos de la linguistique anglaise. Languages. Bref, peu importe. Les si refont le monde, le reforgent de réalisme, le refroidissent de vérité, le refondent en deux lettres. Ni plus, ni moins. C'est tellement agréable d'ouvrir grand les yeux dans un songe d'espoir. A ce moment précis, je pourrais presque dire que « j'aime ma vie ».