Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »

Publicité

11 décembre 2013 : Relâcher la pression, pour mieux se relever de la boue.

Je suis en train de couler toute seule, je suis en train de me faire couler, je me noie dans la morosité, dans l'encre sèche de ma lassitude. J'ai même pas envie de me lever. Je suis prostrée, avachie sur mon lit, à genoux devant le vide de mon existence Je me laisse vivre, dépérir. Pessimiste m'a achevée. La solitude, le manque, le doute, les pulsions, l'angoisse, mon cerveau ne supporte plus. Mon esprit n'a jamais su comment supporter, comment soulever tous ces sentiments négatifs pour en faire quelque chose de grandiose. Je ne saurais jamais comment soulever cette montagne de frustration, la renverser, et la détruire une fois pour toute. Alors je me laisse couler, à pic. Même pas terroriser, juste tellement blasée que mes membres restent paralysés par le manque d'objectifs. J'ai plus de volonté, parce que pour avoir de la volonté, encore faut-il trouver un but pour lequel cela vaut la peine de se battre. Je déteste l'homme, je déteste la société, je me déteste. Y'a plus rien à faire ici, y'a jamais rien eu à faire ici, vu comment ils nous présentent tout ça. Ne regarde pas en face ce qui t'attend, tu mourrais d'effroi sur place, foudroyé par l'absurdité de la société.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
merci pour le trampoline, vraiment génial! mais j'ai un peu de mal à gérer la redescente. je sais même plus comment on en sort. alors avec mon chat on a pensé qu'on le transformerait en hamac - j'espère que ça te vexera pas...<br /> sinon je vous lis toujours avec émotion. j'aime votre colère, et votre crainte parfois à user de certains mots comme s'ils portaient la poisse, ou bien vous brûleraient trop. vous êtes successivement ogresse, charbon et lilipuce. et puis...on se trompe toujours d'ennemi, ou d'ami, ça dépend.<br /> porte-toi bien quand même...
Répondre
A
pour ton noël j'hésite encore entre la balançoire et le vélo(rouge, évidement). la balançoire c'est terrible! tu navigues entre le ciel et l'enfer - il te suffit de trouver une branche bien solide, solidement d'y nouer les cordes. sans une telle branche effectivement...tu te retrouves le cul sur la terre froides de toutes les compromissions. quant au vélo(rouge évidement), très excitant mais peut-être périlleux pour une fille comme toi qui a tendance à freiner en même temps qu'elle accélère, à avancer et à reculer simultanément. arrivée à la cime d'un arbre, tu risquerais une sale chute - au moins serais-tu parvenue à la cime d'un arbre...<br /> sinon j'ai aussi pensé à un aller simple pour un avenir incertain. je t'imagine à cloche-pied à travers tout le wagon, répétant inlassablement le nom de la gare à laquelle tu comptes descendre, et qui n'existe peut-être pas, ou alors pas sur cette ligne...
Répondre
F
Oh cette apparition impromptue me fait vraiment plaisir ! Vous restez très impassible dans vos propos, je réagis au contraire très impulsivement ! Et votre interprétation me touche, sûrement par son arrière goût de vérité. Ce point de vue que vous venez de m'exposer me semble vraiment judicieux, je m'imagine aussi très bien dans la situation (de fin). Et puis à choisir entre la balançoire et le vélo, je préfère ne rien choisir et expérimenter les deux pour faire mon choix, ou bien remarquer qu'il ne faut absolument pas faire de choix, et les délaisser tous les deux, résolument. <br /> Pour votre Noël, je préfère vous offrir un trampoline, pour vous élever, sauter le plus haut possible, et faire un grand rebond. J'ai une amie qui disait, et dit toujours : &quot;Optimisme, tu es notre cocaïne&quot; ; et elle a bien raison.<br /> A bientôt