« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
Je ne pourrais jamais plus avoir le même regard sur le monde.. Je ne peux plus vivre comme avant, dans ce petit monde, en pensant à mon petit confort. Parce que je cherche un but à tout ceci, et que je ne l'ai pas trouvé de ce côté-ci. Je suis perdue, de plus en plus. C'est absolument impossible que je reste plus longtemps dans cette absurde vie. Je veux vivre, c'est pas compliqué ? Apparemment si. Tellement frustrée, énervée par cette impuissance, cette incapacité, cette impossibilité de franchir le pas. J'aimerais tellement arrêter cette mascarade. Désordre intérieur tellement avancé. Personnalité paradoxale jusqu'au bout des orteils. Avoir regardé toutes ces expériences, c'est trop d'un coup. Trop de réflexions sur ce que je loupe, sur ce que j'aime réellement. Je sais ce que je veux, je sais ce que je ne veux pas. Mais impossible d'y parvenir. On est enchaîné ! C'est pire que ça.. cloué sur place par l'inconnu et l'insécurité d'une telle situation. C'est pour ça que le cap est difficile à passer. C'est pour ça qu'ils ont réussi leur coup en nous enfermant dans un confort matériel qui gâche toute notre épanouissement personnel. Je ne veux pas connaître cette notion d'argent. Je peux pas... Il y a une progression dans la réflexion qui paraît ne pas aller dans le bon sens, parce qu'elle ne va pas dans le sens conventionnel, voulu par la société. Je déteste cette vie de stress, d'angoisse concernant l'argent, pleine de violences, pleine de bassesses humaines. Je souhaite une vie simple. Mais où la trouver ? Je ne veux pas avoir un travail fixe, je ne peux pas. Changer de travail au cours de ma vie ? C'est pas ça. Non. Je veux pouvoir décider de ce que je fais au jour le jour. Carpe diem. Je veux pouvoir écrire quelque chose de concret. Mais d'abord pour cela, il me faudra apprendre à me libérer du joug du jugement d'autrui. Délivrance qui ne me semble possible qu'au moment où je serais en harmonie avec moi-même, en pleine possession de ma vie, apaisée. Ça ne peut pas continuer comme ça, c'est impossible. Impossible de franchir le pas, impossible de continuer dans la voie de dégoût que je suis en train de prendre : c'est une véritable impasse.