« La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents, et s’interrogent inlassablement sur sa définition : mais pour nous la question est plus simple. »
T’attends quoi là ? T’as vraiment cru qu’il allait se passer quelque chose ? A rester passive, à se laisser malmener par la vie, à se laisser bousculer, rien ne finit par avancer. Besoin d’air. Besoin d’avancer. Stagnation totale. Le temps passe si vite. Et on le passe à faire tout de travers, à rester dans l’indécision tellement longtemps, à s’accrocher à des espoirs vains, à des croyances stupides. On passe son temps à regarde en arrière, et à se dire que tout ce qu’on a voulu avant, tout ce qu’on a entrepris, tous les tracas passés ne sont en réalité rien, tout comme les soucis futurs ; et on en rit, toujours. Alors à quoi bon se prendre toujours la tête ? Dans un an, je relierai ce texte, je me dirais alors que j’ai été bien bête. On passe notre temps à changer d’état d’esprit, à modifier nos pensées, à pleurer sans larme, à rire sans sourire. On passe son temps à changer, et à ne rien devenir au final. Alors voila, je reste là, à te regarder, et puis c’est tout. Parce qu’on passe son temps à regretter, parce qu’on passe son temps à attendre que le temps passe. Implosion. Un cri étouffé, un nœud dans la gorge, comme toujours. Ne pense plus à l’horreur du monde, et elle te rattrape sans cesse. On passe son temps à oublier. A vivre sans le savoir. A gravir des montagnes pour si peu au final. A aimer pour haïr. A grandir pour vieillir. A vivre pour mourir. A vivre, même enchainée. Parce qu’il le faut. A tout prix. Alors je veux vivre, oui, mais je veux vivre libre.